Il manquera 800 M EUR par an pour financer les infrastructures de transports (Vidalies)

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Il manquera à l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) 800 millions d'euros par an pour financer les infrastructures programmées en France dans les prochaines années, a affirmé mercredi le secrétaire d'Etat aux Transports Alain Vidalies.

"L'Afitf est dans une situation où il nous faudra des ressources supplémentaires dans les années qui arrivent, de l'ordre de 800 millions de plus (...) si on veut financer l'ensemble des infrastructures qui ont été programmées", a dit Alain Vidalies au Sénat.

Ces 800 millions d'euros correspondent aux recettes de l'écotaxe, abandonnée il y a deux ans par le gouvernement.

"La TICPE (taxe sur le gazole, NDLR) rapporte 1,1 milliard (d'euros) dont on ne retrouve que 735 millions dans le budget de l'Afitf", a-t-il souligné, estimant qu'il "y aurait une certaine cohérence à donner à l'Afitf l'ensemble des ressources qui s'inscrivent dans le report modal".

Alain Vidalies, qui s'exprimait dans le cadre d'un débat sur l'avenir du transport ferroviaire en France, a par ailleurs souligné que les contrats de performance entre l'Etat et la SNCF, inscrits dans la loi de réforme ferroviaire de 2014, sont "en cours de finalisation".

Ces contrats sont très attendus car ils doivent fixer une trajectoire financière et des objectifs de performance, et redonner à l'Etat son rôle de "stratège".

En 2017, 2,6 milliards d'euros seront affectés à la restructuration du réseau: "Il faudra probablement maintenir cet effort pendant 8 à 10 ans, et j'espère que ça sera fait, pour remettre à niveau notre réseau. (...) Soit cet effort sera maintenu, soit on fermera des lignes", a prévenu le secrétaire d'Etat aux Transports.

Il a souligné que le contrat de performance avec SNCF Réseau "précisera cette trajectoire, puisque la décision qu'a pris ce gouvernement c'est d'augmenter de 100 millions par an pour arriver à 3 milliards ces crédits nécessaires pour la restructuration du réseau".

Il a par ailleurs précisé la nécessité, dans la perspective de l'ouverture à la concurrence, de "clarifier la gestion des gares de voyageurs", aujourd'hui dans le giron de SNCF Mobilité, l'opérateur ferroviaire.

Ainsi, a-t-il précisé, "les deux solutions qui sont aujourd'hui envisagées" sont "la création d'une filiale de SNCF Réseau" en charge des gares, et la création d'un nouvel EPIC (Etablissement public à caractère industriel et commercial) qui constituerait une troisième entité aux côtés de SNCF Réseau (gestionnaire d'infrastructure) et SNCF Mobilité (opérateur ferroviaire).

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