«Il manque près de 40 voix pour voter la loi Travail», prévient le rapporteur

le , mis à jour à 14:34
0

Il est le rapporteur de la loi Travail à l'Assemblée nationale. Christophe Sirugue, député PS réputé doué pour le compromis a obtenu du gouvernement des marges de manœuvres afin de « rendre ce texte acceptable ». A partir de mardi, il porte la lourde charge de convaincre les députés de la majorité du bien-fondé de l'une des plus explosives réformes du quinquennat. Avec à la clé les derniers amendements nécessaires, selon lui, à une clarification des « points durs » de ce texte fustigé dans la rue depuis plus d'un mois. Sans quoi, affirme-t-il, le projet de loi n'obtiendra pas la majorité. Il explique pourquoi.

Matignon et le ministère du Travail s'inquiètent de ne pas avoir de majorité pour ce texte. Selon nos sources, il manquait entre 60 et 70 voix la semaine dernière. Vous confirmez ?

CHRISTOPHE SIRUGUE. Ce comptage auprès des députés de gauche s'est fait au retour des vacances, avant que nous ayons pu rendre compte de ce qui avait été réécrit par la commission des Affaires sociales. Il y a des évolutions au texte qui ont été discutées lors d'une réunion mardi dernier. Aujourd'hui, cette comptabilité n'est plus exacte. Il manque près de 40 voix pour obtenir une majorité et voter la loi.

Dans quels rangs y a-t-il des réserves de voix ?

Il y a des opposants historiques à l'intérieur du groupe PS, qui sont la vingtaine de frondeurs. Depuis plusieurs années, ils ne votent plus les textes du gouvernement. Il y a ensuite ceux que j'appellerai les opposants « de bonne foi », plusieurs dizaines. Ceux-là ont des interrogations sur plusieurs points du texte comme le périmètre des licenciements et le risque inhérent aux accords d'entreprises. A défaut d'une clarification ou d'une modification du texte, ces derniers pourraient soit être sur un vote négatif soit rejoindre le camp des abstentionnistes.

Il y a « des corrections possibles » a affirmé dimanche la ministre du Travail. Quelles sont-elles ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant