Il incombe à l'UE de sauver le CETA-ministre canadienne

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    BRUXELLES, 22 octobre (Reuters) - La ministre canadienne du 
Commerce international, Chrystia Freeland, a déclaré samedi 
matin qu'il incombait à l'Union européenne de sauver le traité 
de libre-échange avec le Canada (CETA), qui a été rejeté par le 
parlement de Wallonie. 
    Selon Chrystia Freeland, le Canada est disposé à signer le 
traité et les négociations sur des points de détail sont 
terminées. 
    "Nous avons fait notre travail. Nous avons bouclé les 
négociations sur un très bon accord. Désormais, la balle est 
dans le camp de l'Europe", a-t-elle déclaré après avoir 
rencontré à Bruxelles le président du parlement européen, Martin 
Schulz, et avant de repartir pour le Canada. 
    Chrystia Freeland a quitté vendredi les discussions avec la 
Wallonie sur le projet CETA en déclarant l'UE incapable de 
conclure un accord international. 
    Les 28 pays membres de l'UE soutiennent le CETA, mais la 
Belgique ne peut donner son feu vert sans avoir le soutien de 
ses composantes. Or, la Wallonie le rejette. 
    Martin Schulz, qui n'est pas directement engagé dans les 
négociations sur le projet CETA mais entretient de bonnes 
relations de travail avec Chrystia Freeland, a vu le 
ministre-président de Wallonie, Paul Magnette, dans l'espoir de 
relancer le traité. 
    "La porte est ouverte pour chaque mesure qui permette 
d'avancer, mais il est absolument clair que les problèmes 
actuels sont des problèmes européens", a dit Schulz avant sa 
rencontre avec Magnette. "Il y a encore du travail à faire de 
notre côté(...) mais j'ai très bon espoir que nous pourrons 
résoudre les problèmes que nous avons au sein de l'Union 
européenne". 
     
 
 (Philip Blenkinsop et Alissa de Carbonnel; Eric Faye pour le 
service français) 
 
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  • V.BENACE il y a un mois

    Quand un traité est déséquilibré en défaveur de la Wallonie, il faut le rejeter; Les négociateurs de la Commission sont soit médiocres, soit obnubilés par les principes du libre-échangisme.Que l'on m'explique en quoi le traité est bon pour les PME françaises et pour les agriculteurs français payés 500 euros par mois.