Il faut se préparer au retour de l'inflation

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(NEWSManagers.com) - Encore beaucoup de points d'interrogation mais une certitude. Le risque n'est peut-être pas immédiat mais l'inflation va revenir. " Nous considérons que les taux vont monter. On s'est trop habitués au statu quo. Nous sommes dans une phase de reprise, certes heurtée et pas forcément très vigoureuse, mais elle est bien là" , a estimé le 17 mars Jean-François Boulier, président du directoire d' Aviva Investors France à l'occasion d'une table ronde organisée par le Forum GI.
Rachid Medjaoui, directeur de la gestion tactique de l'allocation d'actifs à la Banque Postale Asset Management, estime aussi que la croissance va reprendre, notamment aux Etats-Unis, mais il ne voit pas d'urgence à une remontée des taux. De son point de vue, l'inflation ne devrait pas déraper dans les trois ou six mois. Par ailleurs, les autorités vont laisser les banques se refaire une santé.
Par ailleurs, souligne Rachid Medjaoui, " il faut remettre le risque pays au centre des préoccupations, en n'hésitant pas à s'entourer de spécialistes souverains dans les équipes crédit" . Un point de vue partagé par Helen Roberts, directeur, responsable des obligations indexées sur l'inflation et des gilts chez F&C Asset Management qui signale une coopération accrue entre les équipes de fixed income et equities.
Dans un contexte où, comme le rappelle Frank Paoli, membre du bureau de l'AF2I et administrateur à la Coface, " l'obligataire est au c?ur des portefeuilles" , les intervenants ont été unanimes à reconnaître la nécessité de se préparer aux changements à venir.
Jean-François Boulier est d'accord avec Rachid Medjaoui sur le recours aux OATi. " Il faut commencer à construire là-dessus" , insiste Rachid Madjaoui qui évoque aussi l'intérêt croissant des obligations émergentes. " C'est peut-être aussi le moment de revenir sur les taux variables, en utilisant les dérivés pour profiter de l'aplatissement de la courbe des taux" , ajoute Jean-François Boulier, également partisan de l'approche overlay etqui relève les spreads plus généreux sur les Etats que le corporate.
Mais le consensus s'arrêtera là. Alors que Rachid Medjaoui suggère que les matières premières peuvent aussi permettre " à petites doses" de se couvrir, Jean-Boulier est catégorique. " Il faut éviter les matières premières, très volatiles" , lance-t-il. " Le risque inflationniste n'est pas immédiat. L'OATi est vraiement l'instrument adapté à la situation" , tranche-t-il.

info NEWSManagers

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