«Il faut réformer le marché de la notation»

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Spécialiste des notations souveraines, Norbert Gaillard décrypte la politique des petites agences, dont la chinoise Dagong, qui a récemment dégradé la France.

A côté des mastodontes Fitch, Moody's et Standard & Poor's, les «petites» agences de notation se montrent un peu plus sévère dans leurs notations de la dette souveraine...

En fait, en début d'année, plus de la moitié des notations souveraines par la canadienne DBRS, et par les nippones JCR et Rating & Investment (les trois «petites» agences jouissant d'une certaine notoriété) sont assez corrélées entre elles, et apparaissent en moyenne équivalentes à celles de Fitch, Moody's et Standard & Poor's. La chinoise Dagong, en revanche, sort du lot, puisqu'au mieux, un tiers de ses notes sont les mêmes que celles de Moody's, Fitch et S&P. Ces notes présentent plusieurs spécificités. Tout d'abord, les «ratings» attribués par Dagong aux grands pays émergents [Brésil, Chine, Inde, Russie, Arabie saoudite, Afrique du sud, ndlr] sont nettement plus élevés que ceux des agences occidentales. Ensuite, ses notes aux grands pays industrialisés [Amériqu

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