Il faut exporter la gestion monétaire !

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(NEWSManagers.com) - Le président de l'Association européenne de la gestion ( Efama) ne mâche pas ses mots. " Nous avons été incapables en Europe de la moindre concertation entre autorités de régulation? Nous ne savons même pas le montant que la sauvegarde des OPCVM a représenté" , a lancé Jean-Baptiste de Franssu à l'occasion d'une conférence organisée par l'Observatoire de la gestion de trésorerie sous l'égide de seeds finance en partenariat avec Bft Gestion.

Invité à s'exprimer sur le dossier des fonds monétaires, Jean-Baptiste de Franssu, par ailleurs directeur général d' Invesco Europe, a insisté sur la nécessité de remettre le client au centre des préoccupations au terme d'une crise sans précédent qui a permis de mettre en évidence de nombreux dysfonctionnements et qui a inversé l'ordre des priorités, avec dans l'ordre la préservation du capital, la liquidité, le rendement et enfin le risque de crédit alors qu'avant l'éclatement de la crise, le risque de crédit arrivait en tête des préoccupations et la préservation du capital en dernier.

" Nous avons là une opportunité unique pour mettre en place une meilleure protection de l'investisseur qui doit être au centre de nos préoccupations quotidiennes" , a-t-il estimé, ajoutant que les sociétés de gestion doivent participer beaucoup plus activement aux débats de place. L' Efama a d'ailleurs lancé plusieurs groupes de travail, valorisation, risk management, agences de notation, qui devraient signer le retour du buy-side aux avant-postes des discussions.

" J'appelle de mes v?ux l'adoption par les autorités nationales de réponses européennes. Ce serait une erreur de tolérer des réponses nationales. Il faut une réponse coordonnée au niveau européen, voire au niveau mondial" , a-t-il indiqué à propos du dossier de la classification des fonds monétaires. L' AMF a d'ailleurs choisi de jouer la voie européenne alors que l'on attend justement le projet du Cesr en la matière.
Jean-Baptiste de Franssu a en outre évoqué la nécessité de bien positionner les fonds monétaires par rapport aux produits bancaires et de ne pas retomber dans certaines pratiques observées pendant la crise.

Il a enfin estimé que le temps était venu de vendre les fonds monétaires au-delà des frontières européennes. " Nous n'avons pas jusqu'à présent su exporter la gestion monétaire hors d'Europe. Les fonds souverains font généralement appel à des véhicules de droit américain" , a-t-il déclaré. " Alors que nous sommes en avance sur les OPCVM actions et taux, nous avons un retard à rattraper du côté des fonds monétaires" , a-t-il insisté. Les fonds monétaires coordonnées Ucits représentent quelque 1.300 milliards d'euros, dont 35% en France, sur un total mondial de quelque 4.000 milliards d'euros.

info NEWSManagers

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