Il faut donner plus de temps à l'Espagne et la Grèce dit Lagarde

le
0
ESPAGNE ET GRÈCE DOIVENT AVOIR PLUS DE TEMPS, SELON CHRISTINE LAGARDE
ESPAGNE ET GRÈCE DOIVENT AVOIR PLUS DE TEMPS, SELON CHRISTINE LAGARDE

TOKYO (Reuters) - Il faut donner plus de temps à l'Espagne et à la Grèce pour que ces deux pays puissent réduire leurs déficits, a déclaré jeudi la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde.

Les économies des deux pays sont au centre de la crise de la zone euro, Athènes cherchant à se conformer aux termes d'un plan d'aide octroyé par le FMI et ses partenaires européens tandis que Madrid cherche à éviter d'avoir à solliciter un soutien.

"Au lieu de charger lourdement, il est parfois mieux, en raison des circonstances et du fait que beaucoup de pays entreprennent en même temps des politiques comparables afin de réduire leurs déficits, (...) d'avoir plus de temps", a déclaré Christine Lagarde.

"C'est ce que j'ai défendu pour le Portugal, c'est ce que j'ai défendu pour l'Espagne et c'est ce que nous défendons pour la Grèce pour laquelle j'ai dit à plusieurs reprises que deux ans supplémentaires étaient nécessaires pour le pays afin qu'il puisse vraiment faire face au programme de consolidation budgétaire en question", a-t-elle poursuivi.

Un rapport de la troïka - Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI - sur l'évolution de la situation de la Grèce est attendu dans les prochaines semaines.

Des responsables européens ont déclaré lundi que des divergences étaient apparues entre la zone euro et le FMI sur les mesures à prendre, en particulier sur la question de savoir si Athènes doit obtenir un répit dans ses efforts de réduction des déficits.

L'Espagne est également sous pression, alors que le FMI, la Banque d'Espagne et de nombreux économistes ont jugé que les prévisions économiques sur lesquelles le budget 2013 est bâti sont trop optimistes et mettent en péril l'ambition d'atteindre les objectifs de ratios de déficits.

Le FMI table sur une contraction de 1,3% du PIB l'année prochaine alors que le gouvernement a prévu un repli limité à 0,5% dans la rédaction du budget de Madrid.

Julien Toyer, Nicolas Delame pour le service français, édité par Tangi Salaün

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant

Partenaires Taux