Il faut comprendre la radicalisation djihadiste, admet Valls

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    PARIS, 21 mars (Reuters) - Le Premier ministre Manuel Valls 
a déclaré lundi qu'il fallait "bien sûr chercher à comprendre" 
ce qui mène à la radicalisation djihadiste, corrigeant ses 
propos polémiques sur le sujet. 
    Le 25 novembre dernier, deux semaines après les attentats de 
Paris et Saint-Denis, le chef du gouvernement avait affirmé 
devant l'Assemblée nationale "qu'expliquer" de tels actes, 
c'était "déjà vouloir un peu excuser", une position qui lui 
avait valu de nombreuses critiques. 
    Lundi, lors d'une réunion de "L'instance de dialogue avec 
l'islam de France" au ministère de l'Intérieur, Manuel Valls a 
expliqué qu'il fallait "d'abord et surtout combattre cette 
hyper-violence". 
    Mais il a ajouté : "C'est un phénomène complexe et 
protéiforme, et les sciences sociales ont bien sûr un rôle à 
jouer pour comprendre, analyser, décortiquer les mécanismes qui 
font que des individus basculent dans cette forme 
d'hyper-violence, de négation de l'autre, de nihilisme". 
    "C'est une idéologie de mort et nous n'avons jamais connu 
cela à cette échelle, en plus avec cette force liée à un conflit 
en Syrie et en Irak, la volonté de créer un Etat avec ses 
attributs", a-t-il ajouté.  
    Manuel Valls a rappelé que plus de 2.000 Français, ou 
résidents en France "sont très directement concernés par les 
filières syriennes, irakiennes". 
    "Mais nous savons qu"il y a aujourd'hui des milliers de 
jeunes, d'individus dans nos quartiers qui sont de près ou de 
loin séduits par cette radicalisation".  
    "L'instance de dialogue avec l'islam de France" créée après 
les attentats de janvier 2015 tenait lundi une deuxième réunion 
centrée sur la prévention de la radicalisation jihadiste. 
    Cette question préoccupe hautement le gouvernement, mais 
aussi les responsables musulmans. 
    Les préfets ont été chargés de constituer en France des 
cellules de déradicalisation liées par conventions à diverses 
associations. Près de 1.600 jeunes sont actuellement suivis en 
prévention pour radicalisation, souligne-t-on au ministère de 
l'Intérieur. 
    L'instance de dialogue, qui s'était réunie pour la première 
fois en juin 2015, rassemble près de 150 dirigeants et acteurs 
de terrain, ainsi que les représentants des pouvoirs publics. 
    Le gouvernement voulait une instance plus large que le seul 
Conseil français du culte musulman (CFCM) et y a associé imams, 
aumôniers, théologiens, sociologues et jeunes militants 
associatifs. 
 
 (Gérard Bon, édité par Sophie Louet) 
 
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  • rodde12 il y a 9 mois

    La laïcité devrait aller jusqu'à l'interdiction de tout prosélytisme religieux avec des sanctions sévères. Après tout ils vendent une marchandise dont la qualité n'est pas prouvée. Pour les médicaments c'est interdit. Là ils en tirent profit. Combien de personnes vivent de cela et ne paient pas le moindre impôt?

  • rodde12 il y a 9 mois

    L'explication est claire: Ils sentent notre faiblesse. Nous les acceptons , nous les nourrissons et nos nous excusons du mal que nous aurions pu leur faire. Normal ils en veulent encore plus.

  • serge537 il y a 9 mois

    il faut leur accorder une allocation mensuel en plus du rsa que tu lui verses