"Il faudrait que Triaud tire la boîte à 100 000 euros à chaque fois"

le
0
"Il faudrait que Triaud tire la boîte à 100 000 euros à chaque fois"
"Il faudrait que Triaud tire la boîte à 100 000 euros à chaque fois"

Avant de faire le pitre à la télévision ou sur scène, Julien Courbet est surtout le speaker historique des Girondins de Bordeaux. Ce qui lui confère la légitimité pour donner son point de vue sur la situation actuelle du club, en saupoudrant le tout de belles anecdotes.

Comment êtes-vous devenu supporter des Girondins ? Je suis bordelais, déjà. Et j'ai un frère, qui a dix ans de plus que moi, qui m'a emmené voir un match pour mon dixième anniversaire. C'était un match amical entre Bordeaux et le Santos de Pelé, au Parc Lescure. Donc voir Giresse d'un côté, et Pelé de l'autre, cela a été une révélation. Depuis, je ne rate quasiment aucun match des Girondins. Quand j'ai commencé à gagner un peu ma vie, je me suis payé un abonnement en virage, puis quand j'ai gagné un peu plus, en tribune de face, puis en tribune d'honneur. Et aujourd'hui, je suis invité par le club. J'ai aussi fait pas mal de déplacements en voiture. J'allais voir les matchs à Nantes, Niort ou Montpellier. Maintenant, je vais les voir quand ils jouent à Paris, ou dans le Nord. Et je redescends à Bordeaux à chaque fois que je peux, pour voir des matchs.

Dans les années 90, vous êtes le speaker du Parc Lescure. Comment avez-vous atterri là ? En travaillant pour Wit FM, la radio créée par Claude Bez. J'ai eu la chance d'être sur la pelouse pour des matchs comme Bordeaux-Milan ou Bordeaux-Bayern.

Quels souvenirs gardez-vous de cette période, où vous animiez le stade ? Mon meilleur souvenir, c'est un Bordeaux-Marseille, à l'époque où Tapie et Bez se haïssaient. Les deux équipes sont en tête du championnat, et Raymond Goethals est l'entraîneur des Girondins. Avant le match, je chauffe le stade comme jamais. Je hurle pendant un quart d'heure, je mets une ambiance de fou. Et Bordeaux gagne 3-0. Le lendemain, je reçois un coup de fil qui m'annonce que M. Goethals veut me voir. J'y vais tout penaud, pensant que j'avais dit une énorme connerie. Goethals me reçoit dans son bureau, et me dit : "Monsieur, je tenais à vous dire qu'hier, j'étais en train de parler aux joueurs dans les vestiaires, et je leur disais : "Écoutez ce public ! Vous n'avez pas le droit de les décevoir !" Donc c'est un peu grâce à vous qu'on a gagné." Et je suis reparti tout fier. Contre Milan, sur le deuxième but de Duga » , j'ai cru que le stade allait s'effondrer. Un autre moment unique, c'est lorsque je suis descendu sur la pelouse pour animer avant Bordeaux-Milan, en 1996. Je croise le…




Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant