Il faudra combattre l'EI "demain sans doute en Libye", dit Valls

le
2
 (Actualisé avec source diplomatique, précisions) 
    PARIS, 11 décembre (Reuters) - La France devra combattre 
l'Etat islamique (EI) "demain sans doute en Libye" et non plus 
seulement en Irak et en Syrie, a déclaré vendredi le Premier 
ministre français, Manuel Valls. 
    "Nous vivons avec la menace terroriste. Nous avons un ennemi 
Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique-NDLR), que nous devons 
combattre, et écraser, en Irak, en Syrie et demain sans doute en 
Libye", a-t-il dit sur France Inter.  
    L'entourage du chef du gouvernement a précisé par la suite 
que le "nous" englobait l'ensemble des pays ciblés par l'Etat 
islamique, occidentaux et arabes.  
    Le chaos qui s'est installé en Libye après le renversement 
du régime de Mouammar Kadhafi en 2011 a profité entre autres à 
l'Etat islamique qui a pris le contrôle au printemps dernier de 
la ville de Syrte. 
    Engagée en Irak et en Syrie contre l'EI, la France écarte 
pour l'heure l'option militaire en Libye. Elle a toutefois 
installé une base militaire temporaire à Madama, dans le 
nord-est du Niger, à proximité de la frontière libyenne, et a 
mené fin novembre des vols de reconnaissance au-dessus de Syrte 
au départ de son porte-avions Charles-de-Gaulle  ID:nL8N13T1VQ . 
    Les déclarations de Manuel Valls viennent confirmer des 
sources diplomatiques qui font état d'une montée en puissance en 
Libye de l'Etat islamique avec un flux plus important de 
combattants étrangers venant des pays du Maghreb.  
    Selon un récent rapport d'un groupe d'experts de l'Onu, il y 
aurait entre 2.000 et 3.000 combattants locaux de l'EI en Libye, 
dont 1.500 à Syrte, située à 450 km à l'est de Tripoli. 
    Une réunion internationale est prévue dimanche à Rome pour 
accélérer la recherche d'un règlement politique entre factions 
rivales en Libye. L'émissaire spécial de l'Onu a annoncé 
vendredi que les deux camps s'étaient mis d'accord pour signer 
mercredi prochain l'accord prévoyant la formation d'un 
gouvernement d'union, une étape jugée cruciale dans la lutte 
contre l'EI dans le pays. 
    A Paris, on souligne l'importance d'avoir "d'ici la fin de 
l'année un gouvernement d'union nationale". 
    "Notre message c'est 'vous devez vous unir et nous vous 
apporterons la sécurité'", souligne une source diplomatique. "Si 
l'accord ne se concrétise pas, il faut que nous assurions notre 
sécurité et nous devrons réfléchir aux conséquences à tirer." 
 
 (Elizabeth Pineau et John Irish, édité par Marine Pennetier) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • sarestal il y a 12 mois

    11000 fichés S en FRANCE, il n'est donc pas vraiment utile d'aller le chercher ailleurs ! Ils est déjà ICI.

  • M2266292 il y a 12 mois

    Vous lui donnez des munitions et envoyez valls sur le terrain.