« Il est temps pour moi de retrouver ma femme et mes enfants »

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« Il est temps pour moi de retrouver ma femme et mes enfants »
« Il est temps pour moi de retrouver ma femme et mes enfants »

Une Carla Bruni-Sarkozy en larmes, et un ancien chef de l'Etat plus que jamais solennel au moment d'encaisser sa terrible défaite devant les Français. Hier soir, Nicolas Sarkozy a livré un discours dans la même veine que celui prononcé après son échec à la présidentielle, le 6 mai 2012 : triste, mais digne. Juste avant son allocution, il a pris le temps de passer un coup de fil à François Fillon. D'abord pour le féliciter, et surtout pour lui annoncer qu'il le soutiendrait face à Alain Juppé au second tour.

La gifle est néanmoins monumentale pour celui qui jurait à qui voulait bien l'entendre, et depuis des mois, qu'il ferait mentir les sondages dans ce scrutin. Mais il assume et ne regrette visiblement rien. « J'ai défendu mes valeurs, mes convictions, avec ardeur et avec passion. Avec le souci exclusif de la France, jure-t-il, entouré de François Baroin, Brice Hortefeux, Christian Estrosi ou encore Gérald Darmanin. Je ne suis pas parvenu à convaincre une majorité d'électeurs. Je respecte et je comprends la volonté de ces derniers de choisir pour l'avenir d'autres responsables politiques que moi. »

Arrivé deux heures plus tôt sous une pluie glaciale à son QG, rue de l'Université (VIIe arrondissement), Sarkozy a accueilli les mauvais chiffres tombés un par un dans son grand bureau, au deuxième étage de cet immense espace de campagne de 400 m2. Derrière son grand fauteuil blanc en cuir, un tableau reprenant la célèbre citation du footballeur brésilien Pelé : « Plus difficile est la victoire. Plus grande est la joie de gagner. » « Ce soir, la joie n'y est pas et c'est dur. Très dur », encaisse, les yeux humides, un de ses lieutenants, sonné par cet échec.

« C'est comme ça, je n'ai aucune amertume, aucune tristesse », lâche le candidat battu. Dans son allocution, il félicite François Fillon et Alain Juppé, « deux personnalités de grande qualité qui font honneur à la droite française », insiste-t-il, ...

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