Il est prématuré de parler de licenciements chez Airbus-Brégier

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    PARIS, 1er octobre (Reuters) - Il est "prématuré" de dire si 
les salariés d'Airbus  AIR.PA  doivent craindre des 
licenciements avec la fusion des structures du groupe au sein 
d'une nouvelle entité, déclare son numéro deux dans un entretien 
au Monde publié samedi. 
    Mais Fabrice Brégier, nouveau directeur général délégué, ne 
cache pas que cette réorganisation interne permettra de 
supprimer les doublons des fonctions "support". 
    A la question "les salariés d'Airbus doivent-ils redouter 
des licenciements?", il répond : "Il est prématuré de le dire." 
    "L'objectif, au niveau du groupe, dans chaque 
restructuration, c'est d'abord de faire en sorte que l'on joue 
sur la mobilité, sur la solidarité du groupe", déclare-t-il.  
    "Si, dans un certain nombre de cas, il y a besoin d'autres 
mesures, cela sera discuté avec les partenaires sociaux", 
ajoute-t-il toutefois.  
    Airbus Group SAS, la maison-mère opérationnelle du groupe 
Airbus, a annoncé vendredi sa fusion avec Airbus Commercial 
Aircraft, sa division d'avions civils, au sein d'une nouvelle 
entité baptisée "Airbus".  ID:nL8N1C60X5  
    "La fusion des deux permet clairement de diriger Airbus au 
niveau du groupe et de supprimer tous ces doublons des fonctions 
support", souligne Fabrice Brégier. 
    Le dirigeant affirme que "sur le plan social, le groupe a 
toujours su trouver les bons traitements sociaux, même dans les 
cas les plus difficiles". 
    Les syndicats du constructeur européen ont fait part de 
leurs inquiétudes immédiatement après l'annonce de la 
réorganisation, qui vise à simplifier la gouvernance du groupe 
aéronautique et implique notamment la fusion des sièges sociaux. 
 ID:nL8N1C633G  
    La mise en place de la "marque Airbus" unique pour le groupe 
et toutes ses entités est programmée pour janvier 2017. La 
réorganisation devrait quant à elle être effective en juillet 
2017. 
    Dans son entretien au Monde, Fabrice Brégier déclare par 
ailleurs penser atteindre l'objectif d'au moins 650 livraisons 
d'avions fin 2016 malgré les retards de certains fournisseurs.  
    Les problèmes de livraison de sièges et de toilettes de 
l'A350 "ne sont pas terminés", reconnaît-il. "Mais nous sommes 
passés d'une crise majeure, qui bloquait véritablement 
l'équipement des cabines des A350, à des difficultés très 
importantes en voie de règlement", assure-t-il.  
 
 (Chine Labbé, édité par Tangi Salaün) 
 

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