« Il est important de savoir d'où l'on vient »

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« Il est important de savoir d'où l'on vient »
« Il est important de savoir d'où l'on vient »

Capitaine en l'absence d'Hugo Lloris, Raphaël Varane est de retour chez lui. Il rassemble ses souvenirs pour évoquer ses années dans le Pas-de-Calais.

 

Votre absence à l'Euro 2016 est-elle la plus grande blessure de votre carrière ?

RAPHAËL VARANE. Sportivement, c'est le pire moment. J'en avais fait un objectif important. Je sais ce que j'ai manqué. Je ne veux pas m'apitoyer sur mon sort, ni me morfondre sur le passé. Je tiens à positiver. J'en ai profité pour faire le point sur moi, sur ma carrière. Ça m'a aidé pour me remettre en cause et aller de l'avant. Depuis cet été, je m'inscris dans une dynamique positive, j'enchaîne les matchs. J'essaie d'avoir du recul sur les choses, de prendre du plaisir et de savourer chaque titularisation. Je me rends mieux compte de la chance qu'on a. J'ai en toujours eu conscience, mais c'est aujourd'hui beaucoup plus flagrant à mes yeux. Ça a agi comme un électrochoc. Ça m'a, je pense, déjà rendu plus fort.

 

Vous vous découvrez l'âme d'un leadeur ?

Mentalement, ce forfait m'a aussi servi. Sur le terrain, j'ai plus de facilité à parler à mes coéquipiers, à les replacer, à les motiver, en club ou en équipe de France. Je prends plus les choses en main. J'essaie de ne pas rester dans ma zone de confort. Etre un leadeur, ce n'est pas un objectif en soi, mais c'est quelque chose qui grandit et qui est de plus en plus présent. Mes coachs attendaient ça. Je le fais sans forcer ma nature. Je ne suis pas un aboyeur de vestiaire mais je m'emploie à guider davantage mes partenaires.

 

Qu'éveille, chez vous, ce retour à Lens ?

Je le vis comme un clin d'oeil : « Coucou je rentre à la maison ! » Je reste très attaché à la région et au club. J'en suis parti très jeune (NDLR : à 18 ans) et assez brutalement, après seulement 24 matchs. J'attendais ce moment depuis longtemps. J'ai grandi là-bas, j'y ai de la famille. Ça me fait vraiment très plaisir d'y revenir. Je vais ...

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