« Il aurait pu unifier tous les Américains derrière lui mais... »

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« Il aurait pu unifier tous les Américains derrière lui mais... »
« Il aurait pu unifier tous les Américains derrière lui mais... »

Il a ses inconditionnels, ses déçus mais pas — ou très peu — de détracteurs. A Baltimore (Maryland), une ancienne ville industrielle de 622 000 habitants à l'est des Etats-Unis, la population, blanche, noire, démocrate ou républicaine, parle de Barack Obama avec déjà une pointe de regret.

 

« Il a été sensationnel et ceux qui l'ont beaucoup critiqué commencent à le réaliser », estime Jossie. Cette Afro-Américaine d'une soixantaine d'années, retraitée de la fonction publique, vit dans la partie haute d'Athol Avenue, aux maisons en bois coloré, modestes mais confortables.

 

« Il nous a sortis de la crise financière et de celle du logement, il a lancé l'Obamacare, il a mis de l'ordre après le désordre des années Bush. Lui, sa femme, sa famille ont été à la hauteur. S'il n'est pas allé au bout des réformes, c'est qu'il en a été empêché par le Congrès dominé par les Républicains. » Bien que fière d'avoir porté au sommet un des siens, la communauté noire n'est pourtant pas unanime. Notamment les jeunes.

 

« J'ai voté pour lui à deux reprises, mais il m'a déçu », confesse Barry qui, à 27 ans, va de petit boulot en petit boulot. Barry habite, lui, dans la partie basse d'Athol Avenue, là où la crise des subprimes a laissé son lot de maisons fermées.

 

« Qu'a-t-il fait pour redonner du travail aux plus pauvres d'entre nous ? Rien », assène Barry. Obama, progressiste ? Pas assez pour les uns, beaucoup trop pour d'autres. « J'ai voté pour lui en 2008 mais pas en 2012, explique John, un Blanc de 50 ans, employé dans les services financiers d'une des banques que la ville a cherché à attirer pour compenser les usines qui, depuis les années 1980, ont déserté la région. Il est devenu trop socialiste et trop étatiste surtout avec sa réforme de la protection sociale. En plus, il a été très décevant au Moyen-Orient. Il n'a rien fait pour réenclencher un processus de paix. ...

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