IDF: open space et réorganisation des services, les agents de la région manifestent

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Quelque 200 agents de la région Ile-de-France ont manifesté jeudi matin pour protester contre une réorganisation des services en cours et un projet d'open space pour le nouveau siège régional, dont le déménagement doit être voté vendredi en séance plénière.

Les agents se sont rassemblés devant le conseil régional d'Ile-de-France à l'appel de cinq syndicats (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Sud), inquiets des conséquences de la réorganisation des services et de l'emménagement à Saint-Ouen, lieu choisi par la présidente de région, Valérie Pécresse (Les Républicains), pour installer le futur siège.

"Pas de plan social à la région", "les suppressions de poste, on n'en veut pas", ont crié les manifestants, qui estiment de cette réorganisation est synonyme de "164 emplois directement menacés".

Interpellée dans l'hémicycle par le groupe Front de Gauche sur les conditions "inacceptables" dans lesquelles elle s'opère, Mme Pécresse a assuré qu'il n'y avait "pas de plan social déguisé à la région. La réorganisation des services ne se traduira par aucune réduction d'effectif".

"J'assume de réorganiser les services de la région vers un certain nombre d'actions prioritaires. J'assume aussi de supprimer les postes là où nous n'en avons pas besoin", a-t-elle poursuivi.

En revanche, la région est "dans une dynamique de réduction d'effectifs au siège", a-t-elle dit, avec 50 postes en moins au budget 2016, liés à son engagement de campagne de ne pas remplacer les départs en retraite (sauf pour les agents des lycées).

Les manifestants s'opposent également au principe d'un open space qui va concerner 70% des bureaux à Saint-Ouen. "C'est l'aménagement standard prévu dès le départ par le propriétaire pour l'immeuble" que va louer la région, précise l'entourage de Mme Pécresse.

"Non à l'open space", "on veut négocier", ont martelé les manifestants.

Mme Pécresse a confirmé dans l'hémicycle qu'elle recevrait les syndicats. "Ma porte est ouverte tous les jours, mais pas pour perturber la séance," a-t-elle insisté. Elle les recevra en début de semaine prochaine, a précisé son entourage.

"Mais si on veut faire de la gestion sur projet, mettre des espaces de travail partagé pour travailler ensemble et non plus sur 16 sites différents, ce sera une sacrée amélioration des conditions de travail", a insisté Mme Pécresse.

Les syndicats disent avoir des alternatives pour installer tous le personnel en bureaux. Dans une consultation qu'ils ont organisée parmi les 1.822 agents du siège, 1.001 se sont prononcés contre l'open space (sur 1.029 réponses).

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