Ideye Brown, le patient nigérian

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Ideye Brown, le patient nigérian
Ideye Brown, le patient nigérian

Recrue la plus chère de l'histoire de West Bromwich Albion, Ideye Brown peine à s'imposer dans l'équipe de Tony Pulis, et pourrait être contrait de voir ailleurs cet été. Pourtant l'ancien sochalien est toujours revenu de loin pour s'imposer. De très loin, même.

"Je ne peux pas dire qu'il restera. Si quelqu'un vient avec une énorme somme d'argent, le club étudiera la proposition." Arrivé une semaine auparavant pour sauver une équipe de West Bromwich Albion alors en bien mauvaise posture, Tony Pulis n'hésite pas à lacher ses quatre vérités en conférence de presse, le 16 janvier, lorsqu'est évoqué le cas Ideye Brown. Il faut dire qu'avec un seul but depuis son arrivée, la recrue la plus chère de l'histoire des Baggies a alors un rendement bien en dessous des attentes initiales. Si aujourd'hui, la saison touche à sa fin, et que le Nigérian a depuis fait trembler les filets à trois reprises, rien n'indique pour l'instant que le numéro 9 de West Brom sera toujours aux Hawthorns la saison prochaine. Il faut dire que celui qui avait inscrit environ un but tous les deux matchs avec le Dynamo Kiev en trois saisons passées sur le sol ukrainien (45 buts en 107 apparitions) est le premier à assumer les critiques à son encontre : "Les gens peuvent dire ce qu'ils veulent, et ont le droit de le faire. Depuis que je suis arrivé ici, je n'ai pas été le Ideye Brown que les gens connaissent, et je me sens coupable. C'est l'Angleterre, et si vous ne donnez pas le meilleur de vous-même, les gens parlent. Leurs critiques sont justes. Je dois juste tout donner, même si je n'ai que dix ou quinze minutes par match. Je dois prouver."

Fuir pour réussir


Prouver, encore et toujours. Une constante dans la carrière du natif de Yenagoa, à 360 kilomètres de Lagos. Ideye n'a que quatorze ans lorsqu'après le décès de son père, sa mère lui interdit de jouer au football, par peur de le voir se lier avec les membres de gangs qui traînent dans son quartier : "Mes amis étaient impliqués dans des trucs fous. C'étaient les Bad Boys du quartier. Je me suis fait arrêter une fois par la police. Ma mère m'empêchait de sortir avec eux. Cela la mettait en colère. À chaque fois que je lui disais que je voulais jouer au football, elle me répondait : "Non, tu vas traîner avec tes amis"", racontait-il début mars dans les colonnes du Daily Mail. Résultat ? Sa mère l'envoi vivre chez sa tante, dans un village situé à huit heures de Lagos. Mais la passion du football est plus forte. Alors, Ideye s'enfuit et va retrouver son premier coach, qui lui propose de passer des essais à Bayelsa State, à 320 kilomètres de là : "Elle n'a pas…


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