Ida et ses sentinelles

le , mis à jour à 06:22
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Ida et ses sentinelles
Ida et ses sentinelles

« Bravo, les gars... Ah pardon, mademoiselle je ne vous avais pas vue. » Ces encouragements escortent Ida tout au long des 20 Km de Paris. Et Ida, 25 ans, finit par remercier le public et les participants à la place de ses pousseurs qui commencent à avoir le souffle court. Il y a onze mois, la jeune femme était loin de s'imaginer prendre part à cette course populaire, bouclée, pour l'anecdote, en une heure cinquante-quatre minutes, et dont le tracé arpente l'ouest de la capitale et une partie du bois de Boulogne pour s'achever au pied de la tour Eiffel. Fauchée comme des centaines d'autres par les balles des terroristes, cette serveuse d'une des terrasses parisiennes visées le 13 novembre a vu sa vie prendre un virage radical. Ses jambes et une de ses épaules en portent les stigmates.

 

La lente reconstruction a commencé pour cette passionnée de sport, qui faisait les beaux jours il y a encore un an du FC Paris Arc-en-ciel, un club de foot de l'Est parisien. Mais ne comptez pas sur elle pour se lancer dans une complainte sans fin. « Ce qui m'a tout de suite frappé chez elle, c'est son côté positif, elle fait preuve d'un courage monstrueux, ne se plaint jamais de ses douleurs physiques ou de ce qu'elle a perdu, alors qu'on peut aisément imaginer qu'elle a perdu beaucoup », relate Samuel Degoute, sergent-chef dans l'armée de l'air. Comme François-Xavier Simonet, premier maître dans la marine, et Thomas Jeannerot, parachutiste professionnel au Centre national des sports de la Défense à Fontainebleau, Samuel a poussé le fauteuil de la pensionnaire du Cercle sportif de l'institution nationale des Invalides (CSINI), une association dans laquelle des militaires détachés facilitent la réadaptation et la réinsertion par le sport des personnes handicapées militaires ou civiles.

 

« Je suis arrivée au CSINI en janvier. C'est pas tous les jours facile », précise Ida, dont les mots sont comptés et masquent une pudeur à ...

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