Ici, on l'appelle Judas

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Ici, on l'appelle Judas
Ici, on l'appelle Judas

Napoli-Juventus est toujours un match très intense, surtout lorsqu'il se joue à San Paolo. Mais ce dimanche soir, un ingrédient supplémentaire rendra le plat encore plus épicé : Gonzalo Higuaín, de retour dans le stade où il a été idolâtré pendant trois saisons, avant d'être jugé comme un traître après sa fuite à la Juve, l'ennemi éternel. Entre sifflets et blagues, les tifosi napolitains lui donneront leur particulière bienvenue.

C'était le 14 mai 2016. Gonzalo Higuaín marquait un superbe ciseau qui lui donnait le statut de meilleur buteur en une seule saison de Serie A. Ses 36 pions et la deuxième place de la Serie A, qui permettait au Napoli d'aller directement en Ligue des champions, étaient un prétexte parfait pour fêter avec les supporters en chantant "Un giorno all'improvviso"" au pied de la Curva. À ce moment-là, personne n'aurait imaginé que ces photos dans le stade avec le ballon de son triplé dans la main seraient les dernières de Gonzalo Higuaín sous le maillot du Napoli. Onze mois après cette nuit magique, Pipita s'apprête à refouler le stade où il a écrit les chapitres les plus beaux de sa biographie. Et il ne faut pas compter sur les 60 000 spectateurs du San Paolo pour se taire au moment de le recevoir. Car maintenant, à Naples, Higuaín est un "Juda", parce qu'il est parti "comme un voleur" selon la plupart des supporters napolitains qui ne lui pardonneront jamais d'avoir rejoint la Juventus, l'ennemi éternel du nord de l'Italie.

San Paolo a déjà accueilli Cavani


Depuis le jour de la parution du calendrier officiel de la saison 2016-17, plusieurs tifosi azzurri ont marqué d'une croix le 2 avril 2017. L'envie de pouvoir siffler en direct le grand traître est aussi forte que celle de battre la Juve. Et même si les espoirs de remporter le Scudetto sont faibles, le match de ce soir contre les Bianconeri a donc deux buts : gagner et remplir les oreilles d'Higuaín de sifflets. Il s'agit donc d'un match deux fois plus intense et vibrant que d'habitude, parce que le défi est de battre la Juve, mais aussi Higuaín, qui a laissé la pauvre Campanie pour aller gagner des titres dans le riche Piémont.

Le public, qui avait déjà sifflé Edinson Cavani lorsqu'il était revenu en 2014 avec le maillot du PSG, est donc prêt à accueillir de façon très spéciale le natif de Brest. Les bannières dans les tribunes, qui habituellement font étalage

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