IAG gagne un soutien syndical pour son OPA sur Aer Lingus

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L'OPA D'IAG SUR AER LINGUS DÉSORMAIS SOUTENUE PAR DES REPRÉSENTANTS SYNDICAUX
L'OPA D'IAG SUR AER LINGUS DÉSORMAIS SOUTENUE PAR DES REPRÉSENTANTS SYNDICAUX

DUBLIN (Reuters) - Des représentants syndicaux d'Aer Lingus ont annoncé qu'ils soutenaient désormais l'offre de rachat de la compagnie aérienne irlandaise par International Airlines Group après avoir pris connaissance de ses projets de développement.

Le conseil d'administration d'Aer Lingus a recommandé en janvier l'OPA de 1,36 milliard d'euros d'IAG, maison mère de British Airways et Iberia, à condition que l'Etat irlandais accepte de céder sa participation de 25%. Ce projet se heurtait toutefois jusqu'à présent à une vive opposition aussi bien politique que syndicale.

Le conseil central de représentation (CRC) d'Aer Lingus, qui regroupe des élus du personnel, a ainsi jugé le mois dernier que cette opération pourrait avoir des effets dévastateurs sur l'emploi et entraîner la suppression de 1.200 postes.

Il dit toutefois avoir changé d'avis après les déclarations du directeur général d'IAG devant une commission parlementaire. Willie Walsh, qui a débuté sa carrière en tant que pilote d'Aer Lingus, a assuré que les suppressions d'emplois seraient minimes et largement compensées par des créations de postes avec l'accroissement de la flotte.

"Le risque si ce projet s'éloigne est que l'entreprise soit entraînée dans une spirale négative et qui sait ce que se passera ensuite", a dit Myles Worth, secrétaire du CRC, à la radiotélévision irlandaise RTE.

"Il ne semble pas y avoir de menace immédiate contre la compagnie mais si cette offre devait échouer et le cours de l'action chuter, il est probable que le nouveau directeur général aurait à concevoir un programme très agressif de réduction des coûts."

Alors qu'une commission formée par le gouvernement doit prochainement rendre un rapport sur les différentes possibilités s'offrant à lui, des ministres de premier plan disent ne pas être convaincus par le bien-fondé d'une vente. La résistance est particulièrement forte au sein du Parti travailliste, membre de la coalition au pouvoir, à l'approche d'élections difficiles l'an prochain.

Un dirigeant du Labour proche des milieux syndicaux a toutefois plaidé dimanche en faveur d'une vente de la participation de l'Etat.

"Avant d'entendre l'avis de Walsh, ma tendance était plutôt de ne pas vendre", écrit Pat Rabbitte, ancien chef des travaillistes, dans le Sunday Business Post.

"Je comprends qu'IAG ne semble pas être la meilleure option pour les collègues du gouvernement (mais) la meilleure option, j'imagine, est de faire affaire avec Willie Walsh et IAG", ajoute cet ex-ministre jusqu'à un remaniement l'an dernier.

(Padraic Halpin; Bertrand Boucey pour le service français)

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