IAG anticipe une croissance de ses profits plus faible que prévu

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IAG S'ATTEND À UNE CROISSANCE DE 40% DE SES PROFITS EN 2016
IAG S'ATTEND À UNE CROISSANCE DE 40% DE SES PROFITS EN 2016

LONDRES (Reuters) - International Airlines Group (IAG) s'attend à une croissance de 40% de ses profits cette année à 900 millions d'euros mais à un rythme moins soutenu qu'en 2015, ce qui pèse sur le titre à la Bourse de Londres.

La maison-mère des compagnies aériennes British Airways, Iberia, Vueling et Aer Lingus s'attend pour 2016 à une nouvelle hausse de son bénéfice en raison de la faiblesse du prix du carburant avec la chute des cours du pétrole.

En dépit d'un environnement marqué par la volatilité des devises, le risque d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne et des pressions sur les tarifs du fait d'une concurrence exacerbée, le directeur général Willie Walsh s'est dit confiant sur la capacité du groupe à continuer de croître.

"Ce sera clairement un environnement difficile mais la bonne nouvelle est que nous sommes très confiants en ce qui concerne notre performance", a-t-il dit à des journalistes.

A 54 ans, Willie Walsh qui avait dit vouloir prendre sa retraite à 55 ans, devrait rester en poste encore au moins 18 mois. "J'aurai 55 ans jusqu'en octobre 2017, jusqu'à la date anniversaire de mes 56 ans, donc j'ai encore un peu de temps devant moi", a-t-il dit à la BBC.

La prévision d'une croissance de 40% des profits cette année est en retrait par rapport à la hausse de 65% enregistrée en 2015 à 2,3 milliards d'euros.

Elle correspond à un profit de 3,2 milliards, légèrement inférieur au consensus des analystes de 3,4 milliards, selon les données de Thomson Reuters.

L'action IAG a ouvert en hausse et atteint un pic de plus d'un mois avant de se retourner à la baisse pour céder 3,85% à 537 pence vers 10h50 GMT.

Damian Brewer, analyste chez RBC, s'est dit toutefois confiant sur les perspectives annoncées par le groupe. "Nous pensons que IAG a la capacité de tenir ses promesses en termes de bénéfice par action et d'EBITDAR sans être uniquement dépendant de ce que font la croissance du PIB ou les prix du pétrole", a-t-il dit.

(Sarah Young, Bertrand Boucey et Marc Joanny pour le service français)

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