Humanitaires enlevés en Centrafrique : une employée de l'ONU libérée

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Humanitaires enlevés en Centrafrique : une employée de l'ONU libérée
Humanitaires enlevés en Centrafrique : une employée de l'ONU libérée

Alors que la Française enlevée lundi à Bangui est toujours aux mains de ses ravisseurs, une troisième humanitaire, qui avait été kidnappée mardi en Centrafrique, a été libérée quelques heures plus tard. Cette dernière, employée par l'ONU, se rendait au travail dans un mini-bus des Nations Unies lorsqu'un groupe d'hommes armés s'était emparé d'elle.

Elle a finalement été libérée par ses ravisseurs, qui selon une source au sein de la Minusca (Mission des Nations unies en Centrafrique), pourraient être des anti-Balaka, tout comme ceux qui ont enlevé la Française et son collègue centrafricain la veille.

Ce groupe de miliciens pourraient avoir agi ainsi en représailles à l'arrestation samedi de l'un de leurs chefs, le «général Andjilo», soupçonné d'être l'investigateur des massacres de musulmans commis en 2013. Les anti-balaka sont en effet des milices principalement chrétiennes qui se sont formées pour lutter contre les rebelles de la coalition Séléka qui avait pris le pouvoir en Centrafrique en mars 2013, avant d'en être chassée en janvier 2014.

Des patrouilles dans le fief des anti-balaka

Des soldats de la Minusca sont à présent déployés dans le quartier Boy-Rabe (nord-est de Bangui), fief des anti-balaka. C'est également dans cette zone que pourraient se trouver les deux autres otages. En effet, la Française et son collègue centrafricain transportaient des médicaments pour l'ONG médicale catholique Codis (Coordination Diocésaine de la Santé) lorsqu'ils ont été braqués par un groupe de quatre hommes avec des Kalachnikov.

«Nous étions trois à bord de notre véhicule en provenance de Damara (70 km au nord de Bangui) où nous étions en mission. (...) Moi, j'ai été relâché après être dépouillé de tout ce que j'avais sur moi dont mon téléphone portable, mes documents bancaires et de l'argent. L'un des ravisseurs a pris ma place au volant pour partir avec le véhicule et mes deux collègues ...

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  • LeRaleur le mardi 20 jan 2015 à 14:48

    Ils y foutent quoi, y'a pas assez de malheureux dans leurs pays.