Huitièmes de finale Coupe du monde 2014 - Allemagne-Algérie : "On les a épuisés, les Allemands !"

le
0
Un supporteur algérien, lundi soir.
Un supporteur algérien, lundi soir.

"Je peux pas regarder, wallah hadim, je suis en train de devenir cardiaque." Mohammed, 66 ans, passe pourtant une tête inquiète par la porte du Royal, histoire de vérifier le score. 0-0, l'Algérie est toujours dans la course. Inspiration, brusque résolution. "Je vais aller à la mosquée, là, pour me reposer." "C'est pire que le bac", confirme Wari, qui sort un instant s'aérer. "Ils sont fatigués par la chaleur, les Fennecs, ils sont pas habitués", précise Redouane, anxieux. Dans le petit restaurant vert pomme de la rue Myrha, on a rompu le jeûne au moment du coup d'envoi du huitième de finale Algérie-Allemagne : 22 heures pile. Les trois grands fils de Ben Younes, le patron, font circuler les bols de chorba, les assiettes de bricks et de dattes, on sert de grands verres d'Oasis et de lait fermenté. Mais, une dizaine de minutes plus tard, les plats n'intéressent plus guère la trentaine de supporteurs des Fennecs venus suivre la rencontre. Ici, on y a cru jusqu'au bout. Depuis l'hymne national repris à tue-tête et la main sur le coeur, en passant par chacune des actions algériennes. Le restaurant se lève d'un bond, pousse des cris, enchaîne les chants pour "l'Algérie qualifiée" et les voisins, arabes ou africains, se massent peu à peu à la porte. Entre deux passes, on se rejoue les sublimes arrêts de M'Bolhi, star incontestée de la soirée. "Il y a une revanche à prendre", commente un ami de la famille qui suit les opérations depuis la rue et...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant