Huit pays de l'UE exposés à un risque de surchauffe immobilière

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    FRANCFORT, 28 novembre (Reuters) - Le marché de l'immobilier 
résidentiel est menacé de surchauffe dans huit pays de l'Union 
européenne, en partie à cause des effets imprévus des taux 
d'intérêt ultra bas, prévient le Conseil européen du risque 
systémique (CERS ou ESRB en anglais) dans un rapport publié 
lundi. 
    Pour l'organisme chargé de la surveillance du système 
financier dans l'Union européenne, ces huit pays -- Autriche, 
Belgique, Danemark, Finlande, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni 
et Suède -- sont confrontés à un risque à moyen terme, soit 
d'une surévaluation des biens, soit d'un endettement excessif 
des ménages. 
    Cela constitue un risque systémique pour la stabilité 
financière de l'Union qui nécessite une attention réglementaire, 
souligne le CERS dans son rapport. 
    Le Conseil demande aux autorités nationales de prendre des 
mesures appropriées et relève les vulnérabilités des banques 
dans un contexte de taux d'intérêt toujours plus bas. 
    "L'endettement des ménages et la surévaluation de 
l'immobilier résidentiel se développent sur plusieurs années", 
ont souligné le président du CERS et celui de la Banque centrale 
européenne, Mario Draghi, lors de la présentation du rapport à 
une commission du Parlement européen. 
    "Mais, en cas de choc, les vulnérabilités connexes peuvent 
se matérialiser rapidement -- par exemple, sous la forme d'une 
réduction de la consommation des ménages, de défauts de paiement 
sur des prêts ou de baisses des prix". 
    Aucune mention n'a été faite sur la situation de 
l'Allemagne, première puissance économique de l'UE, dont le 
marché immobilier est en plein essor. Cela donne à penser que 
les fortes hausses de prix enregistrées dans plusieurs villes 
d'importance n'ont pas créé de risque systémique. 
    "En ce qui concerne le système bancaire des pays avertis, le 
CERS n'a pas identifié de risques directs à court terme liés à 
l'exposition au marché de l'immobilier résidentiel, bien que des 
effets du second tour ne soient pas exclus à moyen terme", a dit 
Mario Draghi. 
 
 (Balazs Koranyi; Claude Chendjou pour le service français, 
édité par Véronique Tison) 
 
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