Huit candidats à la présidence centrafricaine

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HUIT CANDIDATS À LA PRÉSIDENCE CENTRAFRICAINE
HUIT CANDIDATS À LA PRÉSIDENCE CENTRAFRICAINE

BANGUI (Reuters) - Le Conseil national de transition centrafricain a réduit à huit la liste des candidats au poste de président par intérim qui sera choisi lundi par l'assemblée provisoire pour succéder à Michel Djotodia, démissionnaire.

Parmi eux figurent la maire de Bangui Catherine Samba-Panza, Désiré Kolingba, fils de l'ancien président André Kolingba, l'homme d'affaires Sylvain Patassé, fils d'un autre ancien président, Ange-Félix Patassé.

André Kolingba, un général, s'est emparé du pouvoir en 1981 lors d'un putsch et a dirigé la RCA jusqu'en 1993, date de sa défaite face à Ange-Félix Patassé lors d'une élection démocratique. Il est mort à Paris en février 2010.

Ange-Félix Patassé a dirigé le pays pendant deux mandats avant d'être chassé du pouvoir par François Bozizé en 2003. Il est mort au Cameroun en avril 2011.

Les candidats devaient prouver qu'ils n'avaient aucun lien avec la Séléka, coalition de rebelles à dominance musulmane qui a renversé Bozizé et pris la capitale en mars dernier, ni avec les milices chrétiennes "anti-balaka".

Ces deux camps s'affrontent encore aujourd'hui en dépit de la présence de 1.600 soldats français de l'opération Sangaris et de près de 5.000 soldats de la paix africains. L'Onu a appelé jeudi la communauté internationale à intervenir plus massivement pour éviter un génocide.

Deux musulmans ont été tués lors de représailles dimanche à Bangui après l'enlèvement d'un chauffeur de taxi attribué à des combattants de la Séléka, ont rapporté des habitants.

Les restes de l'un des hommes ont été traînés en pleine rue et lapidés et lacérés. Le deuxième cadavre a été carbonisé devant une foule de badauds, dont certains prenaient des photos avec leur téléphone portable. "Tant que les musulmans continueront, nous continuerons aussi", a lancé un homme.

Plus d'un million de personnes ont fui les violences et un millier d'autres ont été tuées dans les affrontements qui ont eu lieu en décembre dans la seule capitale centrafricaine, selon les chiffres de l'Onu.

Michel Djotodia a été poussé à la démission et le pays est censé organisé des élections d'ici février 2015.

Lundi, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne doivent entériner l'envoi d'un millier de soldats pour aider à la stabilisation du pays.

Paul-Marin Ngoupana, Emmanuel Braun; Jean-Stéphane Brosse pour le service français

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