Huile d'olive : Bruxelles renonce

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La Commission européenne recule sur la réglementation sur la façon de servir l'huile d'olive dans les restaurants, après la contestation de plusieurs pays membres, notamment de la France.

La Commission européenne ne se mêlera finalement pas de savoir comment on sert l'huile d'olive dans les restaurants. Bruxelles se proposait pourtant d'en bannir dès 2014 les jarres, bols et autres bouteilles ouvertes pour les remplacer par des flacons scellés non réutilisables dotés d'une étiquette précisant clairement l'origine du produit. L'intention de départ était louable: renforcer l'information du consommateur et venir en aide aux producteurs d'huile d'olive durement touchés par la baisse des cours.

Mais la mesure, soutenue par quinze pays dont les quatre grands producteurs que sont l'Italie, l'Espagne, la Grèce et le Portugal, a suscité une vive opposition. Les eurosceptiques, surtout les Anglo-Saxons, s'en sont donné à c½ur joie. Pour bon nombre d'entre eux, après s'être penchée sur la courbure des bananes et celle des concombres, l'Europe minée par le chômage continue manifestement à traiter en priorité les questions essentielles! Le premier ministre britannique lui-même n'a pas hésité à déclarer à ce sujet: «C'est exactement le genre de domaine dont l'Union européenne doit sortir, à mon avis.» Et sur les réseaux sociaux, les railleries se multiplient, avec des slogans tels que: «Je ne vinaigrette rien» ou «Olive and let die».

Quant aux principaux concernés par le projet, les hôteliers et restaurateurs, ils ont exprimé leur «soulagement» après le retrait du texte qu'ils critiquaient vivement. Selon Hotrec, l'association qui représente la plupart des syndicats européens de la profession, cette mesure «représentait des coûts et des déchets supplémentaires sans apporter de réelle protection au consommateur».

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