Hugo 2 - Manuel 0

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Hugo 2 - Manuel 0
Hugo 2 - Manuel 0

Il était sans doute la plus grande crainte des attaquants français avant le match. Mais finalement Manuel Neuer n'a rien pu faire. Pendant ce temps-là, Lloris dégoûtait les attaquants de la Mannschaft et rentrait un peu plus dans la grande histoire des Bleus.

Sur les coups de 22h30, bien calé sur son canapé, Karim Benzema a dû esquisser un sourire. Un sourire sans doute un peu amer, un peu vexé de ne pas pouvoir faire partie de la formidable aventure de l'équipe de France en cet été 2016, mais un sourire quand même quand il a vu Antoine Griezmann tromper pour la deuxième fois Manuel Neuer. La dernière fois que K-Benz avait essayé avec le maillot bleu, il s'était heurté à un mur. C'était le 4 juillet 2014 et à la dernière minute du quart de finale du Mondial Brésilien, la frappe puissante, en coin de l'attaquant madrilène avait été repoussée de manière presque inhumaine par le gardien du Bayern. Benzema avait beau eu mettre tout ce qu'il avait, Neuer était resté impassible, il avait juste levé une main ferme comme pour dire stop. Un arrêt qui symbolisait l'impuissance française face à la grande Allemagne. Comme trop souvent. D'autant qu'en face, Hugo Lloris, lui, n'avait rien pu face à Mats Hummels. Et jeudi soir, la courbe s'est inversée.

Une horizontale pour finir


Dès le début du match on l'a senti chaud, concentré. Le regard plus déterminé que jamais au moment des hymnes. Souvent, on a reproché au gardien des Bleus de ne pas avoir joué de match référence au plus haut niveau. Certes, il avait fait des parades déterminantes contre la Roumanie et l'Irlande mais face à un adversaire d'un autre pedigree, il était attendu au tournant. Ça tombait bien car Hugo le taiseux a senti que c'était le moment de répondre. Dès sa première intervention, au quart d'heure de jeu, alors que la France commençait à subir les assauts venus d'Outre-Rhin, il a parfaitement plongé sur sa droite pour sortir la frappe vicieuse d'Emre Can. Et puis au plus fort de la domination allemande, il a alterné les sorties autoritaires et les arrêts importants, comme sur ce tir brossé de Schweini. Après avoir gardé le cap grâce à lui, la France a obtenu un pénalty miraculeux. Le stade était en ébullition mais il avait peur. Contre l'Italie, il savait que Neuer avait sorti deux tirs au but. Mais cette fois, Manuel n'a rien pu faire. Pas plus qu'en seconde période, quand il a été gêné par Giroud sur le second but. Il a même peut-être fait une erreur : celle de ne pas y a aller plus franchement. Et le portier du Bayern a laissé à tout le monde cette impression bizarre : l'homme le plus…


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