Hubert Velud : " C'est compliqué quand le patron n'est plus là "

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Hubert Velud : " C'est compliqué quand le patron n'est plus là "
Hubert Velud : " C'est compliqué quand le patron n'est plus là "

Samedi à Blida, le TP Mazembe va affronter le MO Béjaïa en finale aller de la Coupe de la CAF. Hubert Velud, l'entraîneur des Corbeaux, raconte son quotidien dans un club dont le président, Moïse Katumbi, a été obligé de s'exiler, parce qu'il est candidat à la prochaine élection présidentielle. Entretien.

Vous allez donc disputer une finale aller de la Coupe de la CAF quatre jours après un match de championnat à Mbuji-Mayi, à mille kilomètres de Lubumbashi. Il n'y a pas quelque chose qui déconne dans le calendrier ?
Quand j'ai vu le calendrier, je me suis dit exactement la même chose. Mais je ne cherche plus à comprendre. En fait, nous avons passé quatre jours à Mbuji-Mayi, puisque nous avions déjà un match là-bas quatre jours plus tôt. Au moins, cela nous a permis de rester ensemble, de nous préparer et de se projeter sur la finale. Je ne veux pas accabler la Fédération congolaise. Elle fait ce qu'elle peut pour mettre le calendrier à jour. À cause de la situation politique, beaucoup de matchs ont été reportés. Dieu merci, personne ne s'est blessé à Mbuji-Mayi...

Pourquoi ?
Essayez de trouver des images du terrain. Enfin, si on peut appeler ça un terrain. Il y a presque plus de crevasses que d'herbe... Mais c'est derrière nous. Après Mbuji-Mayi, on a fait un peu plus de neuf heures d'avion pour rejoindre Alger, et un peu de bus pour aller à Blida. Les joueurs sont fatigués. Mais on ne va pas commencer à se chercher des excuses... On est là pour disputer une finale. Cela mérite bien des sacrifices.

Vous allez devoir vous coltiner le MOB, que personne n'attendait en finale et que le TP Mazembe a déjà rencontré en phase de groupes (0-0, 1-0). Votre équipe est favorite...
Favorite, favorite... À ce niveau, sur deux matchs, c'est toujours serré. Ok, on va jouer le match retour chez nous, le 6 novembre. C'est un avantage, à condition de bien négocier le match aller. Ce n'est pas plus mal que celui-ci ait lieu à Blida et pas à Béjaïa, où le stade est plus petit et le public très chaud. Mais je connais l'Algérie, puisque j'y ai entraîné Sétif, l'USMA et Constantine. Ce sera compliqué. Le MOB est une équipe généreuse, volontaire, accrocheuse, redoutable sur les coups de pied arrêtés. Elle ne marque pas beaucoup de buts, mais elle n'en encaisse pas beaucoup non plus. Et puis, elle a sorti en demi-finales le FUS Rabat, qui était favori contre elle.

"Moi, je suis étranger, donc la politique congolaise ne me concerne pas. Je ne veux pas m'en mêler. Mais on sent bien que ce pays…






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