Hubert Védrine hostile au fédéralisme

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L'ancien ministre des Affaires étrangères met en garde contre «la tentation post-démocratique» qu'il sent monter en Europe.

Quel est le vrai risque des crises que traverse l'Europe? Pour Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, invité vendredi du «Talk Orange-Le Figaro», la réponse est claire et pas forcément rassurante: «Il y a une tentation post-démocratique en Europe.» On se trouve selon lui «à l'extrême point de rupture entre le vote du citoyen de base et ce qui se décide en son nom». Attention, dit-il, «la démocratie, c'est notre trésor. Les pays qui ne l'ont pas se battent pour l'avoir, et ceux qui l'ont la regardent avec un peu de désinvolture» .

L'accord intervenu jeudi à Bruxelles, s'il ne lui semble pas historique («ce qui aurait été historique, c'est qu'il n'ait pas lieu»), reste un bon accord. «Les grands pays ne pouvaient pas prendre le risque que ça n'ait pas lieu», dit-il, même s'il regrette «une dramatisation excessive». Et il ajoute: «Ça ne règle pas tous les problèmes pour la suite. Ça règle la question grecque,

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