HSBC supprime 1.149 emplois pour réduire ses coûts

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NOUVELLES SUPPRESSIONS D'EMPLOIS CHEZ HSBC AU ROYAUME-UNI
NOUVELLES SUPPRESSIONS D'EMPLOIS CHEZ HSBC AU ROYAUME-UNI

LONDRES (Reuters) - HSBC va supprimer 1.149 emplois supplémentaires au Royaume-Uni dans le cadre d'un nouveau plan de licenciements visant à limiter ses coûts et alléger sa structure.

Ces suppressions de postes s'inscrivent dans le cadre d'un plan triennal de baisse de ses coûts, d'amélioration de sa rentabilité et de recentrage sur ses activités bénéficiaires mis en place par son directeur général Stuart Gulliver.

Toutefois Unite, le premier syndicat britannique, a annoncé qu'il pourrait appeler les salariés de la banque à voter un mouvement de grève pour protester contre ces nouvelles coupes, accusant HSBC de "placer les profits avant les hommes".

Les banques suppriment des milliers de postes dans le monde pour tenter d'améliorer leur rentabilité et pour s'adapter à une réglementation plus stricte depuis la crise financière.

Les suppressions d'emplois auront lieu essentiellement dans la gestion de fortune, où la banque souhaite transférer des conseillers vers la banque de détail à partir de juin.

HSBC précise qu'à l'issue de ce nouveau plan d'économies, ses clients n'auront plus qu'un seul conseiller financier pour la gestion de leurs comptes courants et pour leurs placements.

La première banque européenne a précisé mardi que 3.166 emplois britanniques seraient concernés par ce plan, ayant l'intention par ailleurs de redéployer un peu plus de 2.017 salariés. Tout cela s'ajoute aux 2.200 emplois supprimés il y a un an.

Elle emploie un peu plus de 47.000 personnes au Royaume-Uni, dont 40.000 hors banque d'investissement et siège social.

Stuart Gulliver a supprimé au total 34.500 emplois dans le monde depuis sa prise de fonction début 2011, soit 12% des effectifs, ce qui a dégagé pour la banque 3,6 milliards de dollars (2,77 milliards d'euros) d'économies.

Il devrait annoncer en mai un nouvel objectif d'un milliard de dollars de réduction de coûts par an, qui pourrait déboucher sur 5.000 licenciements cette année, estiment des analystes.

HSBC a par ailleurs annoncé son intention d'apporter son soutien à ses salariés qui n'ont pas d'expérience en matière de conseil financier et de les encourager à passer le diplôme de conseiller en gestion de fortune. Toutefois, Unite souligne qu'environ un quart des candidats échouent à ce diplôme difficile, après deux tentatives.

"HSBC met à la peine son personnel pour engranger des profits toujours plus élevés. Le comportement de la banque est honteux", a déclaré le responsable syndical Dominic Hook.

HSBC a réalisé un bénéfice en baisse de 6% à 20,6 milliards de dollars (15,8 milliards d'euros) en 2012, tout en annonçant une hausse de son dividende au titre de 2013 à la faveur d'une croissance soutenue de ses activités en Asie.

Plus de 80.000 emplois ont été supprimés dans le secteur bancaire britannique depuis la fin 2008, à la suite de la crise financière mondiale.

Steve Slater, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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  • marshaka le mardi 23 avr 2013 à 15:06

    Nous avons une SUPER reprise économique qui est proche de 0,1 % avec des licenciements gigantesques, un endettement de folie et une bourse au Nirvana, bref jusqu'ici tout va bien...