HSBC optimiste pour 2012 avec l'Asie, profits 2011 en hausse

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HAUSSE DE 15% DU BÉNÉFICE DE HSBC EN 2011
HAUSSE DE 15% DU BÉNÉFICE DE HSBC EN 2011

par Steve Slater

LONDRES (Reuters) - HSBC s'attend à ce que la croissance en Asie et dans d'autres marchés émergents compense cette année la faiblesse de l'activité en Europe, après avoir enregistré en 2011 un bénéfice imposable de près de 22 milliards de dollars (16,3 milliards d'euros), toutefois inférieur aux attentes.

La banque britannique, qui réalise plus de 75% de ses bénéfices hors d'Europe et d'Amérique du Nord, a souligné lundi que son essor dans les pays émergents était de plus en plus onéreux, avec un bond de 10% de ses coûts à 3,9 milliards de dollars, dont un tiers est lié à des hausses de salaires.

"Nous restons à l'aise avec (la perspective concernant) les marchés émergents et sommes confiants dans le fait que la croissance du PIB dans les marchés émergents sera positive et que (l'économie) de la Chine connaîtra un atterrissage en douceur", a déclaré le directeur général Stuart Gulliver, lors d'une téléconférence.

"Nous pensons qu'il y a un certain allant aux Etats-Unis, donc la vraie question en termes de focalisation négative, c'est de savoir comment la zone euro s'en sort", a-t-il ajouté, prévoyant une stagnation de l'économie de la zone et une "récession marquée" dans certains pays du sud.

Le bénéfice imposable de HSBC a progressé de 15% l'an dernier à 21,9 milliards de dollars à la faveur des fortes positions de l'établissement en Asie et dans d'autres pays émergents et malgré une chute de 24% du résultat des activités dans la banque d'investissement.

Ce résultat, qui est inférieur au record de 24,2 milliards de dollars enregistré en 2007, est le meilleur parmi les banques occidentales l'an dernier et dépasse les 19 milliards de dollars de bénéfice enregistrés par JPMorgan.

Treize analystes interrogés par Reuters avaient cependant anticipé en moyenne un résultat imposable de 22,2 milliards de dollars pour le groupe, numéro un européen du secteur.

Vers 11h40 GMT, le titre HSBC cédait 2,4% alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes perdait 1,5%.

HSBC, "BON CHOIX DANS UN SECTEUR DIFFICILE"

HSBC a précisé que le bénéfice 2011 avait été dopé par un gain de 3,9 milliards de dollars réalisé sur la valeur de sa propre dette. Ce gain mis à part, le bénéfice a reculé de 6% à 17,7 milliards de dollars, notamment du fait d'une hausse des salaires dans les pays émergents et de coûts de restructuration.

Sous l'égide de Stuart Gulliver, la banque a mis en oeuvre un plan d'entreprise visant à réduire ses coûts annuels de 3,5 milliards de dollars, à augmenter la rentabilité et à accentuer encore davantage la place de l'Asie dans ses activités.

Précisant que l'année avait bien commencé, le directeur général a déclaré qu'il accélérerait l'application de ce plan en 2012 et continuerait à accroître les rémunérations des salariés dans les marchés émergents, où les banques se disputent les meilleurs banquiers.

"Je ne veux pas être trop enthousiaste mais (HSBC) va dans la bonne direction, et c'est un bon choix dans un secteur difficile", juge John Smith, gérant de fonds chez Brown Shipley.

La baisse du bénéfice dans la banque d'investissement, qui a reculé de 24% à sept milliards de dollars, a notamment été le fait de la crise de la dette en zone euro, qui a freiné l'activité sur le marché des capitaux au cours du second semestre.

Les charges de dépréciation et autres provisions liées au risque ont toutefois reculé de 1,9 milliard de dollars, à 12,1 milliards.

La banque a versé 4,2 milliards de dollars de bonus l'an dernier, un chiffre en recul de 2% par rapport à 2010.

Benoit Van Overstraeten et Jean Décotte pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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