HSBC-David Cameron sous pression au Parlement britannique

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LONDRES, 11 février (Reuters) - L'opposition travailliste au Parlement britannique a accusé mercredi le Parti conservateur du Premier ministre David Cameron d'avoir accepté des dons d'individus "douteux", détenteurs de comptes auprès de la filiale suisse de la banque britannique HSBC HSBA.L , au centre d'un scandale de fraude fiscale. Le chef du gouvernement n'a pas démenti ces dons à son parti, versés par sept personnes dont l'identité n'a pas été révélée. Il a affirmé que rien ne laissait supposer que ces personnes aient fait quelque chose d'illégal. Selon le Labour, les dons en question au Parti conservateur représenteraient près de cinq millions de livres (6,75 millions d'euros). A trois mois des élections législatives du 7 mai, où les deux partis sont donnés au coude à coude, cette affaire est l'occasion pour les travaillistes de présenter leurs adversaires comme les défenseurs des nantis. "Comment le Premier ministre peut-il expliquer ces va-et-vient entre le siège du Parti tory et la filiale suisse de HSBC?", a demandé le numéro un travailliste Ed Miliband. "C'est un Premier ministre douteux, entouré de donateurs douteux." Face à cette attaque, David Cameron s'est d'abord contenté de rire. "Pendant treize ans qu'ils étaient aux affaires, ils n'ont rien fait sur la transparence en matière fiscale, rien sur la fraude fiscale, rien sur l'évasion fiscale", a-t-il ensuite dit du Labour. CLIENTS FORTUNÉS Le Premier ministre est favorable au principe d'une audition par une commission parlementaire de l'ancien président exécutif de HSBC, Stephen Green, a assuré son porte-parole. "La position de principe du Premier ministre est qu'il est toujours en faveur (d'une audition des personnes) lorsque cela est possible", a-t-il dit. "Il soutiendrait l'idée de la comparution de personnes devant les commissions concernées afin qu'elles puissent répondre aux questions des parlementaires." David Cameron, qui avait nommé Stephen Green au poste de ministre du Commerce en 2010, estime que l'ancien président de HSBC a fait du bon travail lorsqu'il était au gouvernement, avait dit précédemment ce porte-parole. Un groupe de parlementaires britanniques a fait savoir cette semaine qu'il était favorable à l'ouverture d'une enquête sur HSBC, accusée par la presse d'avoir aidé par le biais de sa filiale suisse des clients fortunés à se soustraire à l'impôt et à dissimuler pour plusieurs millions de dollars d'actifs. ID:nL5N0VJ2H0 Désormais à la retraite, Stephen Green, 66 ans, a été président de HSBC de 2006 à 2010. Connu pour ses écrits en faveur de la moralisation du secteur bancaire, il avait émergé de la crise financière avec une réputation largement préservée, à la différence de plusieurs autres dirigeants de banques britanniques. (Andrew Osborn; Patrick Vignal et Guy Kerivel pour le service français)


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