HSBC-Bénéfice du S1 en baisse, conséquence d'un médiocre T1

le
0

(Actualisé avec des précisions) LONDRES, 4 août (Reuters) - HSBC HSBA.L a publié lundi un bénéfice imposable en baisse de 12% au premier semestre, conséquence surtout d'un mauvais premier trimestre où le résultat a chuté de 20% par rapport à la période comparable de 2013, lorsque la première banque européenne avait vu ses revenus dopés par des cessions d'actifs. Ce fléchissement du solde semestriel résulte également d'une perte de revenus imputable à la fermeture ou à la cession d'activités. Le bénéfice imposable du premier semestre ressort à 12,3 milliards de dollars (9,2 milliards d'euros) contre 14,1 milliards un an auparavant et un consensus fourni par la banque donnant 12,5 milliards. HSBC en est à la deuxième étape d'un plan de redressement inauguré en 2011 qui vise à simplifier sa structure, à la rendre plus efficace et plus apte à fournir aux actionnaires de meilleurs rendements et dividendes. Pour ce faire, l'établissement a supprimé plus de 40.000 emplois et vendu ou fermé 60 filiales, réalisant ainsi, selon ses dires, des économies annuelles dépassant les cinq milliards de dollars. Mais les ventes d'actifs ont prélevé leur tribut sur les revenus et couvrir le manque à gagner est l'un des plus importants défis qui s'imposent à HSBC, dont le produit net bancaire a fléchi à 31,36 milliards de dollars au premier semestre. L'action HSBC a dans un premier temps perdu 2% à la suite de la publication des résultats mais elle est ensuite remontée et gagnait 0,4% en matinée. "DES EXIGENCES SANS PRÉCÉDENT" La banque a par ailleurs insisté sur le fait qu'un corpus réglementaire international toujours plus touffu faisait peser une pression sans précédent sur son personnel et le dissuadait de prendre des risques, sans compter les quelque 800 millions de dollars dépensés en plus annuellement pour se mettre en conformité avec les nouvelles dispositions. Dans un communiqué où il ne mâche pas ses mots, le président Douglas Flint prie instamment les régulateurs internationaux de dire précisément ce qu'ils attendent du personnel de la banque après la série récente d'amendes record infligées à des établissements pour divers manquements. "Il existe un danger bien visible et toujours plus prégnant d'une aversion au risque démesurée s'insinuant dans le processus de prise de décision de nos sociétés et de nos salariés, lesquels, se demandant ce qui pourrait bien faire l'objet de critiques a posteriori et percevant une absence totale de tolérance à l'erreur, cherchent à protéger la société et eux-mêmes de toute sanction future", explique-t-il. "Le capital humain de l'entreprise, ainsi que nos capacités opérationnelles et celles de nos systèmes, sont confrontés à des exigences sans précédent", explique la banque par ailleurs. "La charge de travail cumulée provenant d'un programme de réforme réglementaire, malheureusement de plus en plus fragmenté, souvent extra-territorial et toujours en évolution, consomme énormément de ressources qui seraient sinon consacrées à la clientèle". Le président Flint dit aussi qu'il en coûtera des "centaines de millions de livres" par an, ainsi qu'une charge exceptionnelle "très importante" pour sanctuariser les activités de dépôt de la banque au Royaume-Uni. Il a ajouté qu'il restait "beaucoup à faire" pour réaliser cette séparation d'ici la date limite de 2019. (Steve Slater, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)


Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant