HRW dénonce encore des abus sur le chantier du Louvre Abou Dhabi

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ABOU DHABI, 10 février (Reuters) - Human Rights Watch a accusé mardi la société émiratie TDIC, qui construit les musées du Louvre et Guggenheim d'Abou Dhabi, de mauvais traitements à l'encontre de ses employés immigrés, en dépit d'améliorations constatées depuis que l'organisation de défense des droits a dénoncé ces pratiques il y a cinq ans. TDIC (Tourism Development and Investment Company) a rejeté en bloc des "conclusions infondées, qui ne sont plus d'actualité et s'appuient sur une méthodologie inconnue, alors même que TDIC a été transparent dans ses efforts". La société ajoute, dans un communiqué, qu'elle fait tout pour respecter le droit du travail des Emirats arabes unis sur ses chantiers de l'île de Saadiyat, où se trouve également une filiale de l'Université de New York (NYU). Human Rights Watch accuse la société d'avoir confisqué les passeports des migrants, d'avoir retenu leurs salaires et primes, de les avoir mal hébergés ou encore d'avoir expulsé plusieurs centaines d'entre eux qui s'étaient mis en grève. La plupart de ces migrants viennent d'Inde, du Pakistan, du Bangladesh, du Sri Lanka et du Népal. (Stanley Carvalho; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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  • LeRaleur le mardi 10 fév 2015 à 18:45

    Tant que ce sont les pétro-$ qui payent, c'est toujours ça de récupérer.

  • M1381654 le mardi 10 fév 2015 à 17:39

    Au 18éme siècle on justifiait l'esclavage par le prix du sucre. Au 21éme par le besoin de pétrole.