Hongrois rêver

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Hongrois rêver
Hongrois rêver

Ce calembour pourrave n'a jamais été aussi approprié que ce 14 juin 2016. Après 44 ans de purgatoire continental, le " Nemzeti 11 " de Bernd Storck a célébré en beauté le come-back des Magyars à l'Euro.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que Budapest est ravie. Ivre de joie après l'étonnante victoire 2-0 contre les Autrichiens d'Alaba et du " Zlatan viennois " Arnautovic qui n'a pas fait un pli à Bordeaux. Pour retrouver une victoire hongroise à l'Euro, il faut remonter au 20 juin 1964 et à un succès contre les Danois 3-1 après la prolongation lors de l'édition espagnole. Les Magyars avaient alors accroché la médaille de bronze derrière l'Union Soviétique et la sélection ibérique soumise au " Caudillo " Franco.

Merci Platini


Contrairement aux supporters massés à la Matmut-Atlantique, le Premier ministre et mécène en chef du football hongrois, Viktor Orbán, s'est fait relativement discret. Une photo où il tire la gueule engoncée dans son costard en tribune VIP, une autre avec un ultra venu de Dunajska Streda, bourgade slovaque à majorité magyarophone dont la moitié de l'effectif du FC DAC 1904 parle la langue de Ferenc Puskás. Pour le reste, Viktor a sûrement bondi de joie comme le patron de la fédération maison Sándor Csányi.


Même attitude dans les rues de la capitale hongroise où les fan zones des places Erzsébet et Szabadsag ont été prises d'assaut à la sortie du boulot. Selon nos informations sur place, les Hongrois n'ont jamais vu leurs collègues marner autant, histoire de finir à 16h30. Comment les blâmer ? La Hongrie en a tellement chié pour s'extraire de son groupe et sortir la Norvège aux barrages qu'il paraissait inconcevable de ne pas voir comment la sélection allait entamer cet Euro. Evidemment, on ne se berce guère d'illusions sur les bords du Danube. Tout juste espère-t-on pouvoir franchir le premier tour grâce au système du meilleur troisième impulsé par Platini lorsqu'il soutenait l'élargissement à 24 équipes participantes durant son mandat à l'UEFA. Et tomber la tête haute en huitièmes contre plus costaud que soi. Challenge que Lajos Détari et ses coéquipiers n'avaient pas pu relever lors du Mondial mexicain 1986, la faute à une élimination précoce en phase de poules.

Vanter l'exploit


Mais là, c'est une autre mayonnaise. Peu croyaient aux chances des…







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