Hongrie : un seul siège vous manque...

le
0
Le président russe Vladimir Poutine reçu par le Premier ministre conservateur hongrois Viktor Orban mi-février.
Le président russe Vladimir Poutine reçu par le Premier ministre conservateur hongrois Viktor Orban mi-février.

Viktor Orban a peut-être mangé son pain blanc. La toute-puissance du Premier ministre conservateur hongrois avait déjà été écornée il y a quelques mois lorsque, pour la première fois, la pression de la rue l'avait contraint à retirer un projet de taxation de l'Internet. Il vient cette fois de ­subir un revers électoral tout aussi inédit depuis le grand chelem réalisé par son parti, le Fidesz, en 2014 (législatives, européennes et municipales).L'élection partielle perdue dimanche par son candidat ne le prive que d'un siège, mais celui-ci est déterminant. Depuis son arrivée au pouvoir, il y a cinq ans, Orban jouissait au Parlement d'une majorité des deux tiers qui lui permettait de modeler la Constitution à son gré. Et l'autoritaire chef du gouvernement en a largement profité pour réformer la justice, raboter la liberté de la presse et placer des obligés à la plupart des postes-clés. En laissant échapper la circonscription de Veszprem, dans l'ouest du pays, il perd cette majorité ­qualifiée qui ne tenait qu'à un élu, et donc la marge de manoeuvre qui était la sienne jusqu'à ­présent.Ce n'est pas tout. Les Hongrois sont d'autant plus attachés à leur ancrage européen qu'ils s'inquiètent du bellicisme de Vladimir Poutine. Or le flirt appuyé du Premier ministre avec le maître du Kremlin, qu'il a reçu la semaine dernière à Budapest, ­commence à indisposer nombre de ses concitoyens. Un grand écart qu'il ne pourra tenir...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant