Hongrie : le populiste Viktor Orban favori des élections

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Hongrie : le populiste Viktor Orban favori des élections
Hongrie : le populiste Viktor Orban favori des élections

Les Hongrois votent ce dimanche pour renouveler leur Parlement. Les sondages prédisent unanimement un deuxième mandat pour l'homme fort du pays, Viktor Orban, pourtant accusé de dérives antidémocratiques ces quatre dernières années. Selon les sondages, son parti conservateur Fidesz ne peut pas perdre : il est crédité de 46 à 51% des voix, loin devant l'alliance de la gauche qui ne récolterait que 21 à 31%. Quant au Jobbik, un parti d'extrême droite antiRoms et antisémite, entré au parlement en 2010 et qui a poli son image avec un certain succès, il recueille entre 15 et 21% des suffrages.

Quelque 8,2 millions d'électeurs, dont environ 120.000 Hongrois de souche en Roumanie ou en Slovaquie, sont appelés à choisir 199 députés via un scrutin à un tour.

Dans la matinée, Viktor Orban, 50 ans, a déclaré dans un bureau de vote qu'il espère une «participation élevée», car cela «facilitera, selon lui, la mise en place d'un gouvernement fort». Ces derniers jours, il a fait le forcing pour mobiliser ses partisans, de peur qu'ils n'aillent pas voter croyant la victoire déjà acquise. Il avait évoqué samedi lors de son dernier meeting à Debrecen, dans l'est du pays, le douloureux souvenir de 2002, quand son parti avait perdu les élections alors qu'il était donné gagnant par les sondages.

Il a accaparé toutes les institutions et les contre-pouvoirs

Les quatre ans de règne sans partage de Viktor Orban ont polarisé la société de cet ancien pays du bloc communiste, membre de l'Union européenne depuis 2004. Grâce à plus de 850 lois adoptées sans débats au moyen d'une majorité des deux tiers au Parlement, son parti a accaparé toutes les institutions et les contre-pouvoirs du pays, comme les médias et la justice, mais aussi l'économie, la banque centrale et même de la culture. Une prise de contrôle tentaculaire que ni les manifestations populaires de 2011 et 2012, ni les sévères rappels à l'ordre de Bruxelles ...

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