Hongrie : la diplomatie du barbelé

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Le risque d?isolement est parfaitement assumé par le chef du gouvernement hongrois.
Le risque d?isolement est parfaitement assumé par le chef du gouvernement hongrois.

Rien ne distingue Kübekhaza des autres villages de la plaine danubienne ; un gros bourg propret et fleuri, alternance de maisons basses et de fermettes. Sa seule singularité est de se trouver au confluent de trois pays : la Hongrie, à laquelle il appartient, la Serbie et la Roumanie.

Une barrière de 175 kilomètres

La frontière avec ces deux voisins passe au bout d'un champ de maïs. Quand on regarde en direction du sud-ouest, on distingue les rouleaux de barbelés qui luisent au soleil. Rien de l'autre côté, ou pas encore. Au cours de l'été et en un temps record, la Hongrie a dressé une barrière qu'elle veut infranchissable sur les 175 kilomètres qui la séparent de la Serbie, afin de mettre un terme au transit des migrants sur son territoire. Son armée est en train de répéter l'opération sur une quarantaine de kilomètres à la frontière croate et le Premier ministre, Viktor Orban, a annoncé qu'il n'hésiterait pas à faire de même côté roumain, si nécessaire. Signe avant-coureur ? Au bout du chemin de terre qui mène droit vers la Roumanie, on distingue plusieurs véhicules militaires, dont une ambulance.

Le rempart grillagé de près de quatre mètres de hauteur, au pied duquel courent ces barbelés coupants comme des rasoirs, ainsi que la politique du fait accompli menée par Orban sont déjà responsables d'un refroidissement des rapports entre Budapest et Belgrade. Le chaos des derniers jours s'est traduit par un...

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