Hongrie-France 1927 : La raclée du siècle

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Hongrie-France 1927 : La raclée du siècle
Hongrie-France 1927 : La raclée du siècle

Il fut un temps ou les Bleus pouvaient se faire massacrer comme une banale sélection d'Océanie sans que personne ne s'en émeuvent. Nous sommes le 12 juin 1927, il y a 90 ans. Le football n'est pas encore professionnel et l'idée d'une coupe du monde commence à peine à faire son petit bout de chemin. Cette année-là, notre sélection nationale hexagonale va vivre sa plus grosse humiliation en match officiel : un sanglant treize à un. Dans l'indifférence générale, bien que l'événement laissera quelques traces dans l'histoire du foot et de nombreuses victimes collatérales sur le bord du terrain.

Hugo Lloris peut sans doute se consoler en songeant à l'un de ses prédécesseurs dans les cages tricolores. Il s'appelait Maurice Cottenet, le portier de l'Olympique de Paris. Il succédait à Pierre Chayriguès, le goal mythique du Red star, une légende d'alors, à l'échelle du foot français évidement. En ce beau dimanche du 12 juin 1927, à Budapest, devant 28 000 spectateurs, il va vivre un long cauchemar de 90 minutes. Les locaux vont le crucifier à treize reprises (bien avant leur célèbre 10-1 contre le Salvador lors du mondial de 1982, ils étaient finalement spécialistes des scores à deux chiffres depuis longtemps). Cet ancien des patros catholiques a du puiser dans sa foi pour tenir jusqu'à la fin du temps réglementaire. Il en tirera les conséquences qui s'imposaient. "Je crois que je ferais bien de prendre ma retraite. Il faut savoir partir en beauté". Il raccrochera les gants avec cette dernière cape. Heureusement, la presse tut l'épisode pudiquement et, par la suite, personne ne vint lui rappeler cette conclusion amère d'une pourtant honorable carrière.

En finir pour de bon avec la génération 87

Certes, il ne s'agissait que d'un match amical. Toutefois, à l'époque, il n'existait pas vraiment de compétitions internationales pour permettre aux adeptes du ballon rond à travers le monde, et dans ce cas sur le vieux continent, de se confronter et de se jauger. Le tournoi olympique pouvait y contribuer. Cependant, les règles très strictes de l'amateurisme éloignaient de nombreux joueurs exerçant dans les championnats déjà passés au professionnalisme. De fait, il faut alors souvent se contenter de croiser le fer et les crampons avec les pays limitrophes ou voisins (ce qui n'est pas souvent simple,

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