Hongrie : deux trains, avec 300 migrants en route vers l'Autriche, stoppés

le , mis à jour à 15:17
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Hongrie : deux trains, avec 300 migrants en route vers l'Autriche, stoppés
Hongrie : deux trains, avec 300 migrants en route vers l'Autriche, stoppés

Des centaines de migrants ont tenté de prendre d'assaut un train jeudi matin à Budapest (Hongrie), à la gare internationale Keleti. Ils font partie des quelque 2 000 réfugiés qui n'avaient finalement pas été autorisés à rester dans le train pour l'Allemagne mardi pour cause d'absence de visas, après pourtant un feu vert des autorités la veille. La plupart de ces familles avaient ensuite été placées dans un camp de fortune installé par des bénévoles dans le sous-sol de la gare, alors même que celle-ci avait été fermée.

«No camp !»

Mais la confusion demeure. Alors qu'en fin de matinée, un train transportant plus de 200 migrants a fini par prendre le départ pour Szombathely et Sopron, à la frontière autrichienne, il a été immobilisé à Bicske, 40 kilomètres plus loin. Les migrants devaient être débarqués puis transférés en bus dans un camp de réfugiés local. Mais nombre d'entre eux ont refusé de descendre du train, scandant «SOS ! », ou «No camp !».

Un second train a quitté la gare de Budapest vers midi, avec à bord une centaine d'autres migrants, officiellement à destination de la ville de Györ, située à mi-chemin entre Budapest et Vienne et près de la frontière slovaque. Alors qu'un millier de clandestins se trouvait toujours «coincés» dans le secteur de la gare de la capitale hongroise, un des bénévoles du camp de fortune installé sur place estimait que «le départ de ces trains est destiné à piéger les migrants» en leur promettant l'Allemagne pour destination.

Selon Orban, «le problème n'est pas européen mais allemand»

Dans le même temps à Bruxelles, Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, critiqué pour avoir fait édifier une clôture à sa frontière, a refusé de faire une question «européenne» de la gestion de cet afflux de migrants. «Le problème de l'accueil des migrants n'est pas européen mais allemand», affirme-t-il. «Personne ne veut rester en Hongrie, en ...

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