Hommages aux victimes du tsunami de 2004 dans l'océan Indien

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par Gayatri Suroyo BANDA ACEH, Indonésie, 25 décembre (Reuters) - Les rescapés et les proches des 226.000 victimes du tsunami de 2004 se sont rassemblés vendredi sur les rivages de l'océan Indien à l'occasion du 10e anniversaire de la catastrophe, dont les stigmates sont toujours visibles. Le séisme de 9,15 degrés de magnitude qui s'est produit le 26 décembre 2004 a soulevé une vague de plus de 17 mètres qui a dévasté le littoral d'une douzaine de pays, rayant de la carte des villes entières en quelques secondes. Dans certaines de ces zones, la vie n'a toujours pas repris un cours normal et les habitants se plaignent de la lenteur de la reconstruction. Dans la seule province indonésienne d'Aceh, où le tsunami a mis fin à un vieux conflit séparatiste, 168.000 personnes ont trouvé la mort. Les survivants leur ont rendu hommage jeudi soir à la Grande Mosquée d'Aceh, l'un des rares bâtiments épargnés par les eaux. "C'est parce qu'il s'agit de la maison d'Allah", a assuré l'imam Azman Ismail, qui y exerçait déjà avant le raz-de-marée. En Thaïlande, où le bilan s'élevait à 5.395 morts, des cérémonies ont été organisées à Ban Nam Khem, un village de pêcheurs du Sud. Quelques 2.000 touristes étrangers figurent parmi les victimes, dont 80% ont péri dans la province de Phang Nga. Des experts venus de 39 pays y ont alors afflué pour procéder à l'identification des corps. Au Sri Lanka, un voyage de commémoration a eu lieu à bord d'un train que la vague a fait dérailler, causant la mort de 1.270 passagers. La locomotive et cinq wagons du convoi accidenté sont toujours en service. Un exercice d'évacuation organisé pour démontrer l'efficacité des mesures de sécurité prises depuis devait avoir lieu dans l'Etat indien du Tamil Nadu, où 6.000 morts avaient été dénombrés. Depuis dix ans, 400 millions de dollars ont été investis dans 28 pays pour permettre l'installation d'un système d'alerte, mais le doute persiste quant aux capacités à éviter une réédition de la catastrophe. Des millions d'habitants des zones côtières restent vulnérables et les sirènes d'alarme sont restées muettes après le séisme de 8,6 degrés de magnitude d'avril 2012. En Inde, un nouveau dispositif a été mis en place mais les communications restent difficiles avec les zones les plus isolées. En Thaïlande, le système est régulièrement amélioré et testé, mais son responsable déplore des problèmes de maintenance. (Sanjeev Miglani à New Delhi et Shihar Aneez à Hambantota, au Sri Lanka; Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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