Hommage - William Abitbol, "ma vignette Panini"

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William Abitbol en juin 2004, à Paris, lors d'un meeting de campagne du président du RPF, Charles Pasqua.
William Abitbol en juin 2004, à Paris, lors d'un meeting de campagne du président du RPF, Charles Pasqua.

Je crois que j'ai aperçu William Abitbol pour la dernière fois le 3 juillet 2015, lors de la messe d'obsèques de Charles Pasqua, à Saint-Louis-des-Invalides. Suivant de près le cercueil et la famille de l'homme auquel il avait tant cru et donné, il jetait un regard vers ceux qui s'étaient pressés dans les rangs de l'église bondée. À travers ses yeux qu'il promenait sur l'assistance, on pouvait lire un mélange de tristesse, de condamnation et de lassitude amusée.

Tristesse tout d'abord, de l'adieu à la flamboyance de ce combat passé, perdu depuis longtemps déjà, mais qui rejoignait définitivement ce jour-là le champ du souvenir. Après Séguin, c'était Pasqua qui emportait avec lui ce gaullisme intégral, dont Henri Guaino, William Abitbol et quelques autres avaient donné par leur plume la dimension romantique et le panache.

Condamnation ensuite, de ceux qui selon lui avaient trompé le gaullisme ainsi que son idéal de souveraineté ; condamnation de tous ces ralliés à la pensée maastrichtienne qui étaient demeurés au RPR quand lui et quelques autres avaient fondé le RPF ; condamnation de ceux qui étaient pour lui des bourgeois conformistes et vichyssois dans l'âme.

Lassitude amusée enfin, devant la scène politique qu'il avait parcourue, de ses années nationalistes au souverainisme « des deux rives » en passant par la maison Pasqua ; lassitude après la déception ultime de n'avoir pu...

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