Hommage de Hollande aux musulmans morts pour la France

le
28
FRANÇOIS HOLLANDE REND HOMMAGE AUX ANCIENS COMBATTANTS MUSULMANS
FRANÇOIS HOLLANDE REND HOMMAGE AUX ANCIENS COMBATTANTS MUSULMANS

PARIS (Reuters) - François Hollande a rendu mardi hommage aux anciens combattants musulmans, appelant au respect de la mémoire des morts dont la religion, a-t-il dit, est "parfaitement compatible avec les valeurs de la République".

Le chef de l'Etat a inauguré dans le jardin de la Grande mosquée de Paris deux plaques de marbre vert où sont inscrits en français et en arabe les noms des unités musulmanes ayant combattu lors des deux guerres mondiales, qui ont fait quelque 100.000 morts de confession musulmane.

Le dispositif sera complété par une borne interactive permettant de retrouver les noms des combattants nés hors de France et donc absents des monuments aux morts du pays.

François Hollande a parlé dans son discours de "réparation" et d'un "acte de justice".

"Maintenant, les soldats musulmans tombés pour notre pays pourront être connus de tous et surtout de leurs propres enfants et petits-enfants qui retrouveront leur parcours, leur combat, leur gloire", a dit le président.

Pendant la Première guerre mondiale, dont on célèbre cette année le centenaire, environ 175.000 soldats venant d'Algérie ont été mobilisés, ainsi que 180.000 originaires d'Afrique noire, 60.000 de Tunisie et 37.000 du Maroc.

RESPECT DES VIVANTS

La cérémonie de mardi s'inscrit dans la continuité du processus qui a notamment vu l'inauguration d'un carré musulman sur le site de Douaumont, près de Verdun (Moselle), lieu de la bataille la plus sanglante de la Première guerre mondiale.

"La France n'oubliera jamais le prix du sang versé, elle gardera en mémoire les noms de ceux qui se sont battus pour notre liberté, sans distinction d'origine ou de religion", a dit François Hollande.

Cet hommage aux morts d'hier "est aussi un appel au respect des vivants qui nous oblige à lutter farouchement contre les discriminations, les inégalités, pire encore, le racisme", a-t-il dit, appelant à être "intraitable à l'égard des paroles et des actes anti-musulmans, à la profanation des lieux de culte".

S'en prendre à une mosquée, à une synagogue, à une église, à un temple, "c'est s'attaquer à l'ensemble de la communauté car jamais personne dans notre pays ne doit pouvoir être menacé, ou, pire même, agressé pour ses croyances, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public", a-t-il souligné.

Dans une France "riche de sa diversité et forte de son unité", il a défendu la laïcité.

"C'est au nom de la laïcité qu'est reconnu un islam de France, un islam d'ouverture de tolérance, de solidarité, un islam qui a ses lieux et ses imams en parfaite harmonie avec les valeurs que nous partageons tous", a-t-il poursuivi, saluant "un islam donc parfaitement compatible avec les valeurs de la République".

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mlaure13 le mardi 18 fév 2014 à 19:21

    Il est vrai que tous les morts pour la France, méritent hommages et respect...Mais quant à leurs descendants, on attend leur méritance !!!...

  • M9722583 le mardi 18 fév 2014 à 17:59

    Un soldat meurt pour la France lorsque le pays est menacé ou envahi, et c'est bien ça qui me dérange, à savoir faire mourir nos soldats sur un théatre extérieur sans que la France ne soie menacée à ses frontières ni de prés ni de loin !!!

  • M9722583 le mardi 18 fév 2014 à 17:57

    Concernant nos militaires envoyés au Mali, Centrafrique et Afganistan, pensez vous un seul instant que ces armées malienne et centrafriquaine soient des menaces pour la France et ses frontières? Ils sont morts parce que nos présidents Sarkome 1er et Hollandouille voulaient mener chacun leur petite guerre perso pour asssouvir leurs égo démesuré.

  • M9722583 le mardi 18 fév 2014 à 17:47

    Ne mélangez pas des moines donc religieux et des militaires de carrières. Les moines savaient qu'ils étaient menacés mais c'était leur choix de rester la-bàs. Personne ne les forçait à demeurer en Algérie en pleine guerre civile.

  • fgino le mardi 18 fév 2014 à 17:28

    Les moines de Tibérine ne sont pas morts pour la France OK pas plus que ceux qui meurent en Centrafrique ou au Mali de nos jours !

  • fgino le mardi 18 fév 2014 à 17:25

    c'est bien Chirac !!

  • M9722583 le mardi 18 fév 2014 à 17:16

    Alors oui on a rendu hommage aux harkis, ca c'est fait !!! Les moines de Tibérine, c'est à l'Algérie de balayer devant sa porte, mais la c'est une autre histoire !!!

  • M9722583 le mardi 18 fév 2014 à 17:13

    @fgino: En mars 2003, le Président de la République, Jacques Chirac promulgue un décret officialisant et instaurant une Journée nationale d'hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives des armées françaises, le 25 septembre de chaque année.

  • M9722583 le mardi 18 fév 2014 à 17:11

    @fgino: S'agissant des harkis, le 25 septembre 2001, une journée d'hommage unique reconnaît officiellement le drame des harkis. Le président de la République, Jacques Chirac, inaugure une plaque, dans la cour d'honneur de l'Hôtel des Invalides, reprenant l'article premier de la loi du 11 juin 1994. Dans 27 sites de France, les préfets posent la même plaque, tandis que dans tous les départements, une cérémonie est organisée en l'honneur des harkis.

  • M9722583 le mardi 18 fév 2014 à 17:05

    @fgino: Les moines de Tibérine ne sont pas morts pour la France que je sache, ils étaient en Algérie et sont morts en 1999 de mémoire. La France et l'Algérie n'étaient pas en guerre à cette période là. L'Algérie, elle par contre, était en pleine guerre civile. C'est à l'Algérie donc d'honorer la mémoire de ces moines sauvagement et lachement assassinés !!!