Hommage à Rémi Fraisse : nouvelle mobilisation très inégale dans les lycées

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Hommage à Rémi Fraisse : nouvelle mobilisation très inégale dans les lycées
Hommage à Rémi Fraisse : nouvelle mobilisation très inégale dans les lycées

La mobilisation des lycéens parisiens pour dire leur indignation après la mort de Rémi Fraisse, mortellement blessé sur le site du barrage de Sivens (Tarn), s'est poursuivie dans une vingtaine d'établissements, à Paris, ce vendredi, pour la deuxième journée consécutive.

Aux cris de «Lycéens révoltés, policiers menaces» ou encore «Rémi abattu, lycéens dans la rue», les manifestants, rassemblés place de la Nation, à Paris, ont marché en fin de matinée vers la place de la Bastille pour rallier un autre rassemblement organisé à l'initiative de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL). 

Lycéens en colère, y en a marre de la galère ! MANIFESTATION demain à 11H30, BASTILLE ! http://t.co/IXprfOKeyY (1/2) pic.twitter.com/UXdMgFaonu-- FIDL syndicat lycéen (@FIDL_News) 6 Novembre 2014

Outre Rémi Fraisse, un nouveau mot d'ordre s'est greffé au mouvement, la défense des lycéens sans papiers. Plusieurs élèves ont notamment évoqué le cas d'un jeune Mauritanien prénommé Yero, mineur placé en centre de rétention et menacé d'expulsion, selon le Réseau éducation sans frontières (RESF). Plusieurs manifestants ont par ailleurs rappelé leur mobilisation lors de l'affaire Leonarda, la jeune Rom kosovare dont l'expulsion, l'an passé, avait fait descendre dans la rue des milliers de lycéens.

Cette deuxième journée consécutive de blocages, sous la pluie, semble beaucoup moins mobilisatrice que la veille, où 29 établissements ont été touchés dont 15 totalement bloqués, selon une source policière. Interrogée sur i-Télé, la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a dit comprendre «l'émotion sincère qui est la leur face à cette tragédie», tout en appelant au calme. «Je demande à ce qu'il n'y ait ni violence ni débordement car ce serait faire injure à la mémoire de Rémi Fraisse», a-t-elle ajouté.

Plus tôt ce vendredi, les entrée d'une vingtaine ...

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  • odnaz le vendredi 7 nov 2014 à 12:49

    Ils n'ont rien d'autre à faire les lycéens parisiens que de "rendre hommage" à un lanceur de cocktails-molotov. Qui les manipule et les met dans la rue ? Qui souhaite rendre hommage à un ennemi de la démocratie ? Car il faut être clair : cette retenue d'eau avait été démocratiquement décidée par les institutions élues de la République, et donc il n'appartient pas à un groupuscule de talibans verts de s'y opposer. Sinon nous ne sommes plus un pays démocratique. Attention danger.