Hollande vient soutenir la Guinée dans sa lutte contre Ebola

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* Le président français passe quelques heures à Conakry * Alpha Condé salue "un très grand symbole" * Hollande invite à "ne pas se relâcher" contre la maladie CONAKRY, 28 novembre (Reuters) - La visite vendredi de François Hollande en Guinée, la première d'un dirigeant occidental depuis le début de l'épidémie d'Ebola qui frappe ce pays, a été saluée vendredi comme un symbole par les autorités locales soucieuses de briser leur isolement. Sur la route du XVe Sommet de la francophonie de Dakar, le président français a passé quelques heures dans la capitale guinéenne en compagnie de son homologue Alpha Condé qui a parlé de geste "plus important même que l'aide qu'il nous apporte sur le plan médical". "Pour le peuple de Guinée, l'arrivée du président est un très très grand symbole. Si le président d'un pays aussi important que la France vient en Guinée, cela veut dire que tout le monde peut venir en Guinée", a-t-il déclaré. François Hollande a assuré son hôte que France et Guinée étaient "ensemble dans la lutte contre ce terrible virus". "Nous avons le devoir de vous soutenir dans l'épreuve que votre pays traverse", a-t-il souligné. "Vive la France", "Bienvenue à François Hollande", "Ne nous appelez pas Ebola", pouvait-on entendre dans la foule massée le long de la route entre l'aéroport et l'hôpital abritant un laboratoire Pasteur visité par le président français. Alors que la France contribue à hauteur de 100 millions d'euros à la lutte contre l'épidémie, une aide principalement ciblée sur la Guinée, François Hollande a promis de mobiliser la communauté internationale. MOBILISATION "Demain, au sommet de la francophonie, je lancerai un nouvel appel à la mobilisation internationale. Mais la France a donné l'exemple", a-t-il souligné. Avant d'entrer dans un hôpital voisin d'un camp de Médecins sans frontières où sont soignés une trentaine de malades, Alpha Condé et François Hollande se sont fait prendre la température. Résultats : 36,3°C pour le président guinéen et 35,3°C pour son homologue français. "Vous auriez voulu que ce soit plus ?", a plaisanté François Hollande devant les journalistes. Lors d'une table ronde, le directeur général de l'institut Pasteur, Christian Brechot, a fait le point sur l'avancée de la recherche contre la fièvre et dit "espérer les premiers tests bien évalués et validés dans les premiers mois de 2015". François Hollande a aussi écouté le témoignage d'une malade guérie, Fanta Camara, qui a plaidé pour une mobilisation des anciens patients comme elle. "C'est Ebola qu'on doit isoler, ce n'est pas le pays", a-t-elle dit. François Hollande a invité à ne "surtout pas nous relâcher" contre le maladie. "Nous n'avons pas gagné la bataille, elle est en cours", a-t-il ajouté. L'épidémie de fièvre Ebola a fait quelque 5.500 morts depuis mars pour un nombre supérieur à 15.000 cas, selon l'Organisation mondiale de la santé. Depuis le début de l'épidémie, en mars dernier, le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée sont les trois principaux pays touchés par le virus. (Pool et Saliou Samb, avec Elizabeth Pineau à Dakar, édité par Yves Clarisse)

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  • frk987 le vendredi 28 nov 2014 à 18:26

    Qu'il se fasse élire président d'un pays d'Afrique...il sera beaucoup mieux à sa place. Il a le niveau d'un chef de tribu.

  • M6197799 le vendredi 28 nov 2014 à 18:04

    et il soutient la France dans sa lutte contre le chômage ?