Hollande veut une politique de change pour l'euro

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FRANÇOIS HOLLANDE PRÔNE UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE CHANGE POUR STABILISER L'EURO
FRANÇOIS HOLLANDE PRÔNE UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE CHANGE POUR STABILISER L'EURO

STRASBOURG (Reuters) - L'Europe doit se doter d'une véritable politique de change afin de stabiliser le cours de l'euro actuellement soumis à de fortes oscillations sur les marchés, a plaidé mardi François Hollande devant le Parlement européen.

Le président français a jugé que, faute d'agir, l'Europe prenait le risque de voir sa monnaie atteindre des parités qui porteront atteinte à son économie.

"L'Europe laisse sa monnaie, l'euro, vulnérable à des évolutions irrationnelles dans un sens ou dans un autre", a regretté le président français, qui s'exprimait pour la première fois de son mandat devant les députés européens.

"Une zone monétaire doit avoir une politique de change", a-t-il dit alors que l'euro s'est fortement apprécié ces derniers jours par rapport au dollar et aux autres grandes devises mondiales.

Des économistes souhaitent que l'Europe suive le chemin des Etats-Unis, du Royaume-Uni ou du Japon qui ont lancé des politiques monétaires visant à faire baisser le cours de leur devise.

L'appréciation de l'euro suscite des inquiétudes dans les milieux industriels français alors que l'économie nationale s'oriente vers une croissance très faible en 2013.

Soucieuse de préserver l'indépendance de la Banque centrale européenne, l'Allemagne, dont les exportations ne semblent pas souffrir du haut niveau de l'euro, refuse de son côté tout interventionnisme en matière de politique de change.

François Hollande, dont l'ambition affichée est de relancer la croissance en Europe, a jugé que le moment était venu de "lancer le grand chantier de la réforme de la politique économique et monétaire" de l'Union européenne.

Pour le président français, l'Europe défend mal ses intérêts économiques.

"L'Europe, elle s'honore d'avoir un grand marché mais elle le défend mal face aux concurrences déloyales", a-t-il jugé.

François Hollande a exhorté mardi ses partenaires européens à ne pas réclamer des coupes trop importantes dans le budget européen 2014-2020, ce qui risquerait, selon lui, de compromettre les chances de compromis jeudi et vendredi au sommet de Bruxelles.

"Un compromis est possible mais il doit être raisonnable et donc il va falloir raisonner ceux qui veulent amputer le budget européen au-delà de ce qu'il est possible d'accepter", a dit le président français.

"Pour l'avenir, de véritables ressources propres seront indispensables, sinon c'est la construction européenne qui se trouvera remise en cause", a ajouté le chef de l'Etat.

Gilbert Reilhac, Marine Pennetier, Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse

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  • cavalair le mardi 5 fév 2013 à 13:07

    tiens il se reveil 10 ans apres que l'euro ait ete creee

  • hgourg le mardi 5 fév 2013 à 12:32

    Inaudible car l'Allemagne le rappellera à ses devoirs, et n'en souffre pas, elle. Faut arrêter de se poser de mauvaises questions. Notre déficit est aussi intra communautaire, et le change y est pour rien ! ! !

  • alchris le mardi 5 fév 2013 à 12:25

    Enfin une bonne nouvelle. Mais il faudrait aller très vite pour mettre cela en place.