Hollande veut une grande fermeté face à un souhait de "Brexit dur"

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    PARIS, 6 octobre (Reuters) - Les Européens doivent être 
fermes face aux Britanniques, qui semblent vouloir un "Brexit 
dur", et leur montrer le prix à payer pour leur choix afin 
d'éviter que d'autres soient tentés de quitter l'Union 
européenne, a déclaré jeudi François Hollande. 
    Le président français s'exprimait alors que les récentes 
déclarations du gouvernement britannique laissent penser qu'il 
pourrait privilégier le contrôle de la circulation des 
travailleurs européens à l'accès au marché intérieur, ce qui est 
souvent qualifié de "hard Brexit". 
    "La Grande-Bretagne veut partir mais ne voudrait rien payer, 
ce n'est pas possible", a dit François Hollande lors d'un 
événement organisé pour les 20 ans de l'Institut Jacques Delors, 
un groupe de réflexion sur l'Europe. 
    "Le Royaume-Uni a décidé de faire un 'Brexit', je crois même 
un 'Brexit dur', eh bien il faut aller jusqu'au bout de la 
volonté des Britanniques de sortir de l'Union européenne", 
a-t-il ajouté. 
    "Nous devons avoir cette fermeté. Si nous ne l'avons pas 
nous mettrons en cause les principes mêmes de l'Union 
européenne, c'est-à-dire qu'il viendra à l'esprit d'autres pays 
ou d'autres partis de vouloir sortir de l'Union européenne", 
a-t-il poursuivi. 
    "Il faut qu'il y ait une menace, il faut qu'il y ait un 
risque, il faut qu'il y ait un prix, sinon nous serons dans une 
négociation (...) qui ne pourra pas bien se terminer", a encore 
déclaré le président français. 
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Simon Carraud) 
 
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