Hollande veut prolonger l'état d'urgence «jusqu'à la présidentielle»

le , mis à jour à 19:51
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Hollande veut prolonger l'état d'urgence «jusqu'à la présidentielle»
Hollande veut prolonger l'état d'urgence «jusqu'à la présidentielle»

Déjà un an que la France vit au rythme de l'état d'urgence, et cela pourrait encore durer six mois. C'est en tout cas le vœu de François Hollande, qui affirmait ce mardi en marge de la COP22 à Marrakech, vouloir «prolonger l'état d'urgence jusqu'à l'élection présidentielle» d'avril-mai 2017, alors qu'il arrive normalement à son terme en janvier, dans une interview accordée à France 24, RFI et TV5Monde. Encore faut-il que les députés approuvent la proposition par leur vote.

 

Face aux risques terroristes, «nous avons besoin de mesures qui sont, c'est vrai, exceptionnelles. Et dès lors qu'il va y avoir ces prochaines semaines une élection présidentielle, des rassemblements, le gouvernement m'a fait la proposition de prolonger l'état d'urgence et ce sera soumis au Parlement», a indiqué François Hollande.

 

Un peu plus tôt cet après-midi, le Premier ministre Manuel Valls avait affirmé que l'exécutif allait demander cette nouvelle prolongation, comme il l'avait déjà laissé entendre à la BBC dimanche. «La France doit aussi être lucide sur la menace. C'est pour cela en effet que nous proposerons au Parlement de prolonger l'état d'urgence», avait dit le chef du gouvernement, lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale. 

 

Vidéo. Manuel Valls à l'Assemblée nationale

 

 

Il s'agira de la cinquième prolongation de ce régime prévu par la Constitution, qui permet notamment des assignations à résidence et élargit les possibilités de perquisitions à domicile, de jour comme de nuit et sans l'aval de l'autorité judiciaire. Ce régime d'exception qui fait l'objet de nombreuses controverses, a été utilisé pour la première fois en 1955 à l'occasion de la guerre d'Algérie. 

 

 

L'exécutif a pris cette décision «parce qu'il y a notre engagement en Irak et en Syrie. Parce qu'il y a ce niveau de menace. Parce que nous rentrons aussi dans une phase électorale et que ...

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