Hollande veut mettre KO la CGT

le , mis à jour à 06:11
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Hollande veut mettre KO la CGT
Hollande veut mettre KO la CGT

« C'est la première fois qu'un hôpital est la cible des casseurs. C'est une attaque vandale contre un lieu de solidarité qui discrédite tous ceux qui en sont à l'origine. » Autour de la table du Conseil des ministres hier matin, tous les membres du gouvernement l'ont compris : François Hollande entend faire craquer la CGT. Au point que le président menace désormais d'interdire toute nouvelle manifestation contre la loi Travail après les nouvelles violences observées mardi à Paris. Sidération mardi soir lorsque Hollande et Manuel Valls découvrent les images de l'hôpital Necker-Enfants malades pris pour cible par certains casseurs. Elles suscitent une telle émotion que l'exécutif décide de passer à l'offensive. « Un cap a été franchi », s'offusque-t-on à l'Elysée.

D'autant qu'à droite Alain Juppé et Nicolas Sarkozy tirent à boulets rouges sur la CGT et un gouvernement « sans autorité ». Et que le patron de la CGT, Philippe Martinez, tarde à sortir de son silence... « S'il y avait eu une condamnation claire, sèche et sans ambiguïté, on n'en serait pas là », pointe un conseiller présidentiel. Après quatre mois de blocages, l'Elysée croit en réalité à un tournant : l'« effet Necker » va plomber définitivement une CGT jugée « dépassée ». « Quand on est organisateur de la manifestation, on a une responsabilité dans la coparticipation au maintien de l'ordre. Les syndicats ont une responsabilité », insiste ainsi l'entourage de Manuel Valls. Invité sur France Inter, le Premier ministre sort donc l'artillerie lourde : l'interdiction « au cas par cas » de toute nouvelle manifestation. François Hollande brandit lui aussi la menace « si les conditions de sécurité des biens et des personnes ne sont pas garanties ».

En novembre dernier, le gouvernement avait interdit la marche mondiale pour le climat quelques jours avant que la COP21 ne s'ouvre au Bourget (Seine-Saint-Denis). Avec l'état ...

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