Hollande-Valls: un "épisode tragicomique d'une gauche en miettes"

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Le président François Hollande (g) et le Premier ministre Manuel Valls, le 23 novembre 2016 à l'Elysée, à Paris ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )
Le président François Hollande (g) et le Premier ministre Manuel Valls, le 23 novembre 2016 à l'Elysée, à Paris ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

La discorde entre François Hollande et Manuel Valls, qui n'excluait pas de se présenter à la primaire de la gauche avant de rentrer dans le rang lundi, est pour la presse, mardi, un "nouvel épisode tragicomique d'une gauche en miettes".

Sous le titre "la gauche Titanic" à la Une, Libération déplore que "pendant que l'opposition se rassemble, la majorité se prépare de façon suicidaire à multiplier les candidats à la présidentielle". Et Laurent Joffrin dans son éditorial, dénonce une "pantalonnade doublée d’une cacophonie" alors que "l'exécutif étale ses divisions".

"C’est une crise aussi institutionnelle que politique qui s’ajoute aux malheurs de la gauche", estime Guillaume Tabart, du Figaro.

Manuel Vals avait déclaré qu'il n'excluait pas de se présenter contre le chef de l'Etat lors de la primaire, dans une interview au Journal du Dimanche. Après un mano à mano avec François Hollande tout au long du week-end, le Premier ministre est rentré dans le rang lundi, excluant d'affronter le président lors de la primaire organisée par le PS.

Dans Le Parisien/Aujourd'hui en France qui revient sur "la drôle de guerre entre Hollande et Valls", Jean-Marie Montali pense que "ce dernier épisode tragicomique" a "de quoi surprendre; et inquiéter", les deux hommes n'étant pas "des adversaires comme les autres" car "au-delà de leurs ambitions personnelles, ils doivent diriger le pays".

- 'Irresponsable'

"On a ainsi frisé une véritable crise de régime", s'étrangle Philippe Reinhard de L'Eclair des Pyrénées qui affirme que "la gauche est en miettes" et que "ses dirigeants sont décidément incurables."

Dans La République des Pyrénées, Jean-Michel Helvig en déduit que "François Hollande va bientôt annoncer sa candidature après avoir opposé à l’aiguillon de son Premier ministre la tactique de l’édredon."

De son côté, Guillaume Goubert juge dans La Croix qu'il est "très urgent que le chef de l’État fasse connaître sa décision de se représenter ou non", cela pour "préserver autant que faire se peut le bon fonctionnement des institutions jusqu’au printemps prochain".

"La France traverse une crise de régime sans précédent", assure Nicolas Beytout de L'Opinion qui trouve le chef de l'Etat : "plus doué pour empêcher les autres de conquérir le pouvoir que pour l’exercer lui-même, le voilà à la manœuvre pour tenir le calendrier et décourager les impatients".

"En un mois, Manuel Valls a joué toute la partition de l’empêchement sans arme. Brutus +light+ pourrait-on dire", analyse de son côté Cécile Cornudet dans Les Echos. Celle-ci note qu'après le "rétropédalage" de lundi son "+sens de l’Etat+ est sauf. Peut-être moins son habileté à jouer du bras de fer."

"Ce bras de fer au sommet de l’Etat est aussi dérisoire qu’irresponsable", assène enfin Bruno Dive dans Sud-Ouest.

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  • phili646 il y a une semaine

    Consternant, pathétique, bref vivement le printemps prochain !!!

  • M940878 il y a une semaine

    des comiques qui ont coulé la France avec leur pédalo

  • masson33 il y a une semaine

    Tout ça manque de testostérone.....hotmis les croissants..notre président n'a pas grand chose à proposer...idem pour son premier ministre qui file doux...la q...entre les jambes...! Finalement on en vient à regretter les Melenchon et Besancenot....qui, eux, en ont...!

  • boudet il y a une semaine

    Chirac s'est présenté contre Mitterrand tout en dirigeant le pays. Ce n'est pas le fait qu'ils soient tous les 2 au PS qui peut changer la donne car ils ont chacun leur rôle comme en 1988. De plus cela ne durerait qu'un mis et pas jusqu'à l'élection présidentielle