Hollande tente le tout pour le tout avec une majorité incertaine

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* Un remaniement risqué pour Hollande et Valls * Une majorité rétrécie? * L'exécutif doit préserver les équilibres politiques par Julien Ponthus PARIS, 25 août (Reuters) - Sans majorité acquise à l'Assemblée, François Hollande joue son va-tout en imposant sa ligne social-démocrate à Arnaud Montebourg et aux frondeurs socialistes, une confrontation qui fait planer le risque d'une dissolution. Le chef de l'Etat, qui n'entend pas dévier de son cap économique, l'a signifié de façon spectaculaire en provoquant la démission du gouvernement afin de rappeler à l'ordre les contestataires, voire les sanctionner comme ce devrait être le cas pour le ministre de l'Economie. Cette affirmation d'autorité n'est pas sans écueil, car le groupe socialiste détient une fragile majorité à l'Assemblée et de nombreux parlementaires se sont déjà désolidarisés du gouvernement, comme en avril, quand 41 frondeurs s'étaient abstenus sur le vote du programme d'économies 2015-2017. "Il existe (...) à l'Assemblée nationale comme dans le pays une majorité pour porter une autre politique tournée vers le progrès social, la transition écologique et la lutte contre les inégalités", prévient lundi dans un communiqué le député socialiste "frondeur" Pouria Amirshahi. François Hollande et Manuel Valls doivent donc boucler en moins de deux jours un périlleux numéro d'équilibrisme politique qui conforte leur action sans les priver définitivement d'une partie de la majorité. "Faites les calculs, vous ne pouvez pas recentrer autour de Manuel Valls et de François Hollande, ce n'est pas possible, il n'y a pas de majorité", estime un responsable socialiste pour qui François Hollande ne dispose pas du capital politique suffisant pour se séparer à la fois d'Arnaud Montebourg et de son collègue de l'Education Benoît Hamon. "Cela m'étonnerait qu'il se sépare à la fois de Hamon et de Montebourg", confie ce socialiste pour qui le chef de l'Etat pourrait avoir besoin de l'ancienne patronne du Parti socialiste, Martine Aubry, pour tenir l'Assemblée. DISSOLUTION? Avec 5,63% des voix, Manuel Valls, tenant de l'aile libérale du Parti socialiste, s'était classé en cinquième position lors des primaires de 2011, contre 17,19% à Arnaud Montebourg, 30,42% pour Martine Aubry et 39,17% pour François Hollande. Outre l'aile gauche de son propre parti, François Hollande doit aussi amadouer le dernier allié du PS au sein de la majorité, le Parti radical de gauche qui a déjà menacé de retirer ses trois ministres du gouvernement si le projet de réforme territoriale reste en l'état. Signe de la discorde des états-majors du PS et du PRG : les deux formations iront en ordre dispersé fin septembre aux élections sénatoriales où la gauche risque de perdre la majorité. François Hollande est aussi face à une situation complexe chez les Verts, divisés quant à leur possible participation au gouvernement. Si l'ancienne ministre du Logement Cécile Duflot s'est résolument rangée dans le camp des détracteurs du gouvernement, d'autres personnalités écologistes comme le sénateur Jean-Vincent Placé n'ont pas exclu d'accepter un maroquin. Selon des analystes, François Hollande peut in fine compter sur un réflexe de "survie" de la gauche, qu'une dissolution laminerait électoralement. Pour l'opposition, au contraire, François Hollande doit prendre conscience qu'il ne dispose plus des moyens de gouverner le pays et en tirer les conséquences. Ce remaniement "ne résout pas la question fondamentale", estime François Bayrou lundi sur le site internet de La République des Pyrénées. "Celle de la rupture désormais consommée au sein de la majorité, de la déclaration de guerre officielle entre les deux gauches et donc, celle de la fin de la majorité", déclare le président du MoDem. (Avec Service France, édité par Sophie Louet)

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  • M8252219 le lundi 25 aout 2014 à 16:15

    Être responsable de la France ce n'est pas d'appliquer ses propres idées, c'est faire en sorte que la France aille mieux:L'EXEMPLE DOIT VENIR D'EN HAUT.réduction de moitié du nombre des députés,plafonnement de toutes leurs rémunérations et avantages et retraites à 5 fois le SMIG. Suppression du sénat.Suppression de tous les régimes et statuts spéciaux.retour aux 40h hebdomadaire pour TOUS;la retraite à 65 ans pour TOUS; 3 js de délai de carence en arrêt maladie pour TOUS

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